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Depuis sa création en 1996, l'Association FORCED LANDING a pour objectif d'honorer la mémoire de tous les aviateurs qui ont combattu (et souvent donné leur vie) durant la seconde guerre mondiale pour repousser l'occupant nazi et redonner à la France sa liberté. Notre travail se concentre sur le Département de l'Eure-et-Loir (28).
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| JOURNEE DU 05 JUILLET 1944 | ||||||
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Le
crash de deux
B-26 près de Dreux Après une longue nuit
meurtrière pour les aviateurs alliés, le soleil se lève
enfin sur l’Eure-et-Loir. Toutefois, la journée à venir sera
tout aussi mouvementée. Le matin du 05 Juillet 1944,
les bombardiers moyens B-26 du 391st BG (9ème Air Force),
basés en Angleterre à Matching Green, effectuent leur
première mission du mois de Juillet 1944, les quatre jours
précédents étant marqués par le mauvais temps rendant toute
mission de bombardement impossible. Un dépôt d'essence et de
munitions allemands installé dans la forêt de Senonches est
l'objectif principal (mission n°108 du 391st BG). Ainsi, après deux reports du
départ, trente six appareils décollèrent de leur base en
trois vagues de douze vers 08H00-08H30. Par malchance,
l'appareil leader eut des ennuis mécaniques et dut faire
demi-tour. Ce genre d'événements imprévus avait pour
habitude de porter la poisse...
Chacune des trois formations
de B-26 du 391st BG avaient un objectif différent. En effet,
les objectifs étaient les voies ferrées de Conches (Eure),
le dépôt de munition de carburant et de munition dans la
forêt de Senonches et enfin le dépôt de carburant dans la
forêt de Dreux. Une autre version préciserait
qu'une des trois formations de B-26 (soit 11 appareils sur
35) ait mal identifié l'objectif et que la forêt de Dreux
aurait été confondue avec la forêt de Senonches. Ainsi, 163
bombes de 250 livres furent larguées par erreur sur la forêt
de Dreux.
Or, la région de Dreux est
fortement défendue par la DCA en raison de la présence du
terrain d’aviation allemand et les 11 B-26 furent pris à
partie par la DCA. A l'approche de Dreux, la défense
anti-aérienne allemande des Buissons se révéla active et
précise puisque deux B-26 furent touchés mortellement à
10H15.
Plusieurs fois touché, le
B-26C n°42-107834
(Code « T6-F » et nommé « Pink’s Lady II »)
piloté par le Lt
Louis E. HARTMANN du 575th BS, 391st BG
s'enflamma. En effet, situé sous le cockpit, le train avant
de l'avion commença à prendre feu puis un second obus
atteignit le moteur droit. Le copilote ordonna à l'équipage
d'abandonner le bombardier. Lui-même, ainsi que le
co-pilote, le radio-navigateur parviendront à s'extraire de
la carlingue en feu par la soute à bombe et à sauter en
parachute. Seuls le mécanicien et le mitrailleur resteront
prisonniers des flammes et trouveront la mort lors de crash
de l'appareil. Pour Edward GROVE, le mitrailleur, c'était la
première fois qu'il collaborait avec son nouvel équipage. L'appareil s'écrasa finalement
à quelques kilomètres à l'Ouest de Dreux,
à Vert-en-Drouais
. Par malchance, le parachute du
pilote, Louis HARTMAN, se mit en torche et viendra s'écraser
au sol près du Luat. Une femme témoin du Luat (âgée de 16
ans à l'époque) précisa: "Il s'écrasa au sol en haut de
la côte des écoliers près d'un champ de pommiers. Ses
cheveux et ses cils étaient brûlés. Il s'était littéralement
planté debout en terre à quelques dizaines de mètres de nous".
Debout de
gauche à droite :Joseph Baker (fut remplacé par Edward Grove
le 5 juillet), Kenneth Arneson, Louis Hartman. A genoux G à
D :Donald Shearer, Adolph Pavinski. Sur la
photo, Donald Collins est absent (Photo Donald Shearer)
B-26 Pink’s
Lady II n°42-107834
. La mort de trois aviateurs Les corps des trois victimes
seront dans un premier temps enterrés avec des croix en bois
par les habitants dans le cimetière communal de
Vert-en-drouais sous le contrôle des Allemands puis, à la
libération, les corps furent transférés au cimetière
militaire de Saint-André-de-l'Eure pour être formellement
identifiés et à nouveau inhumés au cimetière militaire
américain de Colleville-sur-Mer.
Louis E. HARTMAN (Photos Donald Shearer) .
Adolph L.
PAVINSKI
La capture immédiate de deux aviateurs Quant aux survivants, Donald
COLLINS et Kenneth ARNESON furent presque immédiatement
arrêtés par les Allemands. Gravement blessé au dos lors
de son saut en parachute et brûlé aux mains, visage et
jambes, le Lt ARNESON fut hospitalisé
durant 16 jours à l’hôpital de Chartres (où il fut bien
traité) puis transféré dans un autre hôpital à Paris du 21
Juillet au 19 Août 1944, date à laquelle la résistance prit
le contrôle de l’hôpital. Le 2nd Lt Kenneth L. ARNESON fut
finalement libéré par les forces alliées.
L'évasion échouée du Sgt Donald SHEARER De son coté, le Sergent Donald
Ray SHEARER, à peine âgé de 20 ans, atterrira dans un arbre près
de Tison. "Je suis américain" était les seuls mots qu'il
connaissait du français. La première personne qu'il
rencontra était un vieil homme qui le prit pour un Allemand
en raison de son accent. A la nuit tombée, il sera conduit
dans la ferme de M. HUREL par deux employées où il sera
nourri et y passera la nuit. Habillé de vêtements civils, il
sera pris en charge le lendemain par le réseau de résistance
d'Illiers-l'Evêque puis M. VIGOUREUX l'accompagnera au
Verger de Muzy, chez Mme ORIAL où pendant cinq jours
l'aviateur sera caché. Donald SHEARER fut ensuite
confié au réseau d'évasion nommé "Réseau Picourt" afin que
l'aviateur soit conduit vers Paris pour regagner
l'Angleterre via Gibraltar. Toutefois, ce réseau était infiltré par un traître qui livrait les évadés au quartier général de la Gestapo de Paris au lieu de les remettre à d'autres membres de la résistance. Ainsi, en toute confiance, le radio-opérateur fut emmené en voiture à Paris par le fameu traite, Jean-Jacques DESOUBRIE puis livré à la GESTAPO.
Rapport allemand de la capture du Sgt SHEARER . Habillé en civil et non pas en militaire,
l'aviateur fut considéré non pas comme un prisonnier de
guerre mais comme un espion. Il fut incarcéré à la prison de
Fresnes pendant un mois avant d'être déporté au camp de
concentration de Buchenwald où il séjourna deux autres mois.
En raison de l'avancée des troupes alliées, il sera
transféré le 21 Octobre 1944 au camp de Sagan, tenu par la
Luftwaffe et réservé aux aviateurs alliés. Après plusieurs
déménagements (Nuremberg, Moosberg), il sera libéré à la fin
du mois d'Avril 1945 par la 3ème Armée du Général PATTON.
La venue de Donald SHEARER en France en 1997 Grâce au travail de
l'Association FORCED LANDING et, plus précisément de M.
GRUSON, la trace des trois survivants de 1944 fut retrouvée
en 1995 lors d'un voyage au Etats-Unis. Seuls Donald E.
COLLINS et Donald R. SHEARER étaient encore en vie, le
co-pilote Kenneth ARNESON étant décédé en 1986. Un pèlerinage fut alors
organisé pour 1997 mais Donald COLLINS, trop malade, ne put
venir. En revanche, c'est avec plaisir que l'ancien
radio-opérateur Donald SHEARER (âgé alors de 73 ans) se
rendit en France accompagné de son épouse pour se recueillir
sur les lieux du crash du 05 Juillet 1944 où trois de ses
camarades perdirent la vie. Une plaque commémorative fut
inaugurée à cette occasion par l'Association Forced Landing
en collaboration avec la commune du crash.
Dans des circonstances
identiques, un second
B-26C n°42-107811 (Code « O8-V » et nommé
« Lady Godiva ») piloté par le
Lt Michael R. PETRICH
du 575th BS, du 391st BG fut abattu par un coup direct de la
DCA dans la soute à bombe, ce qui eut pour effet de couper
l'appareil en deux morceaux. Le bombardier s’écrase dans la
forêt de Dreux, sur le territoire de la Commune d’Abondant.
Lt Michael
PETRICH en 1943 (source : Photo
librairie du Congrès)
L'évasion échouée du Lt Michael PETRICH
Rapport allemand de la capture du Lt Michael PETRICK et S/Sgt Robert READ
Le Lt Robert B. SULLIVAN réussit à
atteindre le sol mais il est gravement blessé, les
accessoires de son parachute lui ayant presque tranché les
jambes. Son état était si grave que les soldats allemands
l’abattirent au sol. Son corps fut inhumé à
St-George-Motel/Montreuil. Relevé après la guerre, son corps
repose désormais au cimetière Industry à McDonough County
(Illinois).
Plaque à la
mémoire du T/Sgt Edwin G. INLSEY (cimetière communal
de Dreux)
Sgt Ernest MARTEL – Tombe à
Colleville-sur-Mer (14)
Robert B. SULLIVAN « Après ma formation de
pilote cadet en Juin 1943, je fus assigné à un entrainement
de formation sur B-26 à Dodge City (Kansas). Une fois
effectuée, je fus réaffecté à Avon Park (Floride), puis
McDill Field (Floride), Lake Charles (Louisiane), Hunter
Field Savannag (Georgie) et enfin Homestead Fled (Floride).
Moi et mes deux hommes d’équipage quittèrent Homestead à
Noël 1943 pour se rendre en Angleterre, via Borinquen Field
(Porto Rico), l’île Ascension, l’Afrique du Nord, Marrakech
pour arriver en Janvier 1943, après quelques escapades. Je continuai mon
entrainement en Ireland du Nord et je fus assigné au 575th
Squadron du 391st Bomber Group en Mars 1943 en tant que
premier équipage de remplacement. Je réalisai ma première
mission de combat sur le port du Havre, avec la fonction de
co-pilote. Pour les missions suivantes, je devins pilote,
parfois même leader d’un flight. Le 05 Juillet 1944, il
s’agissait de ma 42ème mission et l’objectif
était un dépôt de munition à Dreux. Sur le chemin aller,
nous avons quitté notre itinéraire prévu et avons viré à
gauche, avec Tommy TUCKER qui piloté l’appareil à ma droite. Lui et son équipage
regardais avec insistance notre appareil quand je compris
que mon appareil commençait sa chute. Mon co-pilote et moi
avons tenté de pousser la puissance des moteurs afin de ne
pas percuter un autre appareil de la formation, ce qui était
courant. L’appareil était hors de contrôle et il ouvrit la
trappe supérieure. Je me suis retrouvé en chute libre et je
tirai immédiatement sur le cordon du parachute. Je regardai
au sol et je vis au sol, en train de brûler, la partie
principale de l’avion dans laquelle j’étais quelques
instants avant. La partie principale était à 200/300 mètres
de la queue, avec un parachute qui flottait juste au-dessus.
Les deux parties de l’appareil était dans une clairière et
je descendais droit sur la forêt qui entourait cette
clairière. J’ai tiré les cordes pour changer de direction
mais en vain. J’ai serré les jambes et j’ai atterri dans un
arbre. Je n’étais pas blessé et j’ai tenté de replier mon
parachute, conformément aux instructions, mais j’ai vite
compris que je n’y arriverai pas. J’ai descendu l’arbre et
j’ai enlevé mon pistolet car je ne me voyais pas combattre
l’armée allemande. J’ai alors caché ma Mae West et mon
pistolet sous un tas de feuilles, au pied de l’arbre.
Entendant des moteurs de véhicules, je suis resté dans la
forêt mais me mit à marcher. Finalement, le son était celui
de quelqu’un qui coupait du bois et je me dirigeais vers le
bruit. Il s’agit d’un très vieil homme et je lui dis « je
suis américain ». Il me regarda et me demanda de rester là.
N’ayant pas confiance, je l’ai suivi et il alla dans une
clairière où il y avait une ferme. Il y avait toutes sortes
d’Allemands qui se promenaient dans la ferme. Donc, je suis
allé en direction de la route où j’avais entendu les
véhicules, j’ai traversé cette route et marché dans la forêt
vers le Nord, vers l’Angleterre…J’arrivai à la limite de la
forêt et je vis un poste de Flak, celui qui avait très
certainement abattu mon appareil. Vers 13h00/13h30, je vis
un homme marchant dans un champ et je me présentai.
Immédiatement, il regarda dans toutes les directions et me
demanda de le suivre sur 300 mètres jusqu’à une cabane à
outils où il me demanda de rester. Il s’agit d’un fermier
portugais marié avec une française et nous avons réussi à
communiquer un peu en espagnol. Je portais ma combinaison de
vol avec mon nom sur la poitrine. Le fermier prit son
couteau et enleva mon nom et il frotta de la terre sur mes
vêtements pour les salir et vieillir. Il me demanda
d’attendre ici et, cette fois-ci, j’avais confiance en cet
homme. Il revint une heure après
avec deux ou trois hommes et un vélo et me dit « viens ».
Ils m’emmenèrent dans une ferme. Les femmes sont venues en
courant, énervées et interrogeaient le fermier. Il me
demanda où était mon parachute et je compris que les femmes
le voulait pour confectionner des vêtements. Dans leur
maison, ils m’offrirent à manger. Le fermier m’expliqua
qu’il était dangereux de rester dans la ferme et qu’il
allait m’emmener dans une autre ferme avec d’autres de mes
camarades. J’espérai que ces personnes soient de mon
équipage…Nous avons pris les vélos et avons parcouru de
nombreux kilomètres. Arrivé à la nouvelle ferme, j’ai fait
connaissance avec Joe DENATO, bombardier dans un B-24,
abattu la nuit précédente, par la même Flak. Il était avec
deux autres membres de son équipage. Le Français me prévint
alors que mon co-pilote, le Lt SULLIVAN, était mort dans le
crash. Il réussit à sauter en parachute mais les accessoires
le blessèrent gravement, à tel point qu’il avait les jambes
presque coupées. Les Allemands racontèrent qu’il était si
gravement blessé qu’ils durent l’abattre à terre. Au regard de mon
expérience, le T/Sgt Ed INSLEY, mon bombardier qui se
trouvait dans le nez de l’appareil, n’avait aucune chance de
pouvoir évacuer l’appareil. D’après ses calculs, il s’est
écoulé 30 secondes entre le tir d’obus et le crash de
l’appareil alors qu’il faut au moins une minute au
bombardier pour pouvoir sortir de son poste. The mitrailleur de
tourelle, T/Sgt Ernest MARTEL et le mitrailleur de queue,
Brian AMBROSE ont été tués tous les deux lorsque l’appareil
a été touché. Le parachute que j’ai vu près de la queue (qui
ne peut s’ouvrir que volontairement) est très certainement
le parachute du mitrailleur Robert READ. Il a été blessé par
des éclats d’obus dans le derrière et dans le cou. Les
Allemands l’emmenèrent à l’hôpital et il passa le restant de
la guerre dans un hôpital. Je continue à correspondre avec
lui et il vit désormais à Brisbane en Australie. Nous sommes
les deux seuls survivants de cet appareil. Après deux jours dans cette
ferme, on nous a annoncé que nous allions regagner
l’Angleterre avec l’arrivée d’un DC-3 mais nous savions que
ce type d’appareil ne pouvait ni atterrir, ni décoller dans
les environs. Une évasion vers l’Espagne
a alors été envisagée et on vient nous chercher en voiture
pour nous emmener à Paris. Le voyage fut inconfortable, à
quatre sur les sièges arrière. Ils nous déposèrent dans un
hôtel où nous sommes restés plusieurs jours. Parfois, nous
étions confiés à un groupe différent. Un de ses gars était un
espagnol et il avait été à CalTechn, à Pasadena
(Californie). Son nom était « Jacques ». Il venait tous les
jours et nous apportait de la nourriture. Il nous emmena en
voiture au travers de Paris occupé par les Allemands. Après
6 jours, il nous informa que nous allions monter dans un
camion à destination de l’Espagne. Le lendemain matin, ils
vinrent nous chercher en voiture, on traversa le centre de
Paris. Jacques nous laissa à un camion et le dit « Bonjour à
la Californie » et il réclama à tous notre argent et nos
cartes d’identité. Nous étions dix-sept dans le camion et
nous avons pris le départ au travers des rues de Paris.
Soudain, nous avons pris un virage serré et j’ai souleva la
bâche arrière du camion et je vis une porte de fer et des
soldats allemands. Ils dirent « Mains en l’air, nous vous
avons eu », nous étions au quartier général de la Gestapo à
Paris. Nous avons été interrogés durant deux jours sans
manger puis emmenés à la prison de Fresnes certainement le 1er
Août 1944. Le 25 Août 1944, on nous sortit de nos cellules
et on monta dans un train à Paris à destination de
l’Allemagne, via Frankfurt. Je fus emprisonné ensuite dans
le camp de Buchenwald où l’un de mes meilleurs amis était le
pilote de P-47, le Lt L.C. BECK ». Le P47 n° 42-8473 du Lt Levitt
C. BECK s’écrasa le 29 Juin 1944 à Anet, donc près
d’Abondant, lieu du crash du Lt PETRICH. Il décéda d’une
pneumonie le 2 Octobre 1944 dans un hôpital près, du camp de
Buchenwald.
La perte
d'un P-47 vers Dreux La formation de bombardiers B-26 du 391st BG était protégée et escorté par des chasseurs, dont ceux du 362nd FG jusqu'à la forêt de Senonches. Toutefois, vers 10H15, ces chasseurs furent attaqués par quatre Me-109 G-6 du II./JG53 par derrière à 13.000 pieds. . Le P-47 n°42-76442 piloté par le 2nd Lt Ralph Dewaine DAY (Matr. 0-695308) du 362nd FG, 377th FS se mit à fumer et il tenta de regaganer les têtes de ponts alliées mais, tout d'un coup, l'appareil se mit à plonger. Le pilote sauta en parachute à 8.000 pieds d'altitude mais il ne s'ouvrit pas. Le P-47 du Lt DAY s'écrasa à Monnai (61). Le pilote allemand Hptm Meimberg revendiqua officiellement
une victoire sur un P-47 vers Dreux à 10H42.
Bombardement de Sainte-Maxime-Hauterive A 11h00,
trois groupes de six bombardiers entre 2.000 et 5.000 mètres
d’altitude déversent une centaine de bombes sur Hauterive,
Commune de Saint-Maxime-Hauterive. Trois
d’entre elles n’ont pas éclaté, la signalisation de ces
dernières a été effectuée par l’apposition de pancartes
portant l’inscription « danger de mort ». Le bombardement a
eu lieu en rase campagne. La région arrosée par les
projectiles se situe approximativement au centre du triangle
formé par les routes de St Maxime à Jaudrais (I.C.140), de
Jaudrais à hauterive (I.C.140.14) et de Hauterive à
St-Maxime (I.C133). Un charretier a été tué à l’air libre
(dehors). .
Combat aérien près de Chartres Vers 12h00,
deux spitfires canadiens du 401 et 412 Squadron sont en
patrouille de reconnaissance armée dans la région de
Chartres lorsqu’ils surprennent quatre Fw-190
volant à basse altitude. Le F/O Robert M. DAVENPORT
(RCAF) du 401 Squadron et le F/O Donald C. LAUBMAN
(RCAF) abattent chacun un Fw-190, le premier au
Nord-Ouest de Chartres avec son Spitfire ML142,
le second à l’Ouest de Chartres, avec
son Spitfire MJ485. Les archives allemandes
confirment ce combat aérien contre des Spitfire localisé
entre Chartres et Evreux et entraine la
perte de deux Fw190 : - Fw-190 A-8 n°170381 de
l’Ofhr. Hans-Paul GRÜNE du St I./JG2. Le pilote est
porté disparu. - Fw-190 A-8 n°172681 du Lt
Max WITTEN du 3./JG2. Le pilote est tué.
La perte d’un P-47 près de
Breteuil-sur-Iton (27)
Le 78th FG est en mission
d’escorte de bombardiers sur la ville de Châteauroux.
L’itinéraire est de la base au Tréport. puis direction
Châteauroux puis retour par Conches et base. La visibilité
est plutôt bonne avec un plafond nuageux à 7.000 pieds. Vers 16h00,
un
P-47 D-25 Nr 42-26583 du
78th FG, 84th FS piloté par le
Lt William III NEWTON
(matr. 0-438047) est abattu en combat aérien près de
Breteuil-sur-Iton (27).
Le pilote est tué. Son corps est inhumé à
Colleville-sur-Mer. Témoignage du 1st Lt Abel J.
LUTHER : « J’étais le leader du
Flight bleu. A 16h00, près de Conches, nous avons été
attaqués par 6 Me-109 situés à 12.000 pieds. Nous
étions en train de rentrés dans les nuages et ils étaient
au-dessus de nous. On se sépara et grimpa autour
d’eux. Je crois que mon ailier n°3, le Lt William
NEWTON continua à travers les nuages après la 1ère
attaque ennemie. C’est la dernière fois que je le vis ou
entendis ».
Bombardement
de la gare de La Loupe Entre 15h00 et 15h15,
dix chasseurs-bombardiers bombardent la gare de La Loupe
avec 25 bombes de 50 Kg. Cinq appareils reviendront mitrailler
cette gare de nouveau
vers 16h00 et six autres vers 18h00. La perte
d’un P-47 à Breuilpont (27) Vers 20H15, les P-47 du 406th FG sont en mission de reconnaissance armée sur Chartres. Lors du chemin retour, à hauteur d'Evreux et à une altitude de 11.000 pieds, la formation est attaquée par trois Fw-190. Le Flight de P-47 se sépara immédiatement pour engager le combat. Le Lt Noah LEWIN-EPSTEIN perdit alors des yeux son ailier, le 2nd Lt SPRINGER. Après avoir abattu un des Fw-190, le Lt LEWIN-EPSTEIN aperçut un P-47 avec de la fumée et plongeant vers le sol. Il s'agit du P-47 n°42-74660 du 406th FG, 514th FS piloté par le 2nd Lt Elmer Ellsworth SPRINGER (matr. 0-695100) a été mortellement touché et s'écrase à 2 Km au Nord-Est de Breuilpont (27), au Sud de Pacy-Sur-Eure. Le pilote, qui réalisait alors sa 15ème mission opérationnelle, saute en parachute, atterrit près de l’épave de son appareil puis court vers un bois. Il
fut pris en charge par la résistance locale, dans un chateau
précédemment occupé par les Allemand, puis il fut caché à
Chaignes du 8 au 18 Juillet (chez l'institurice Melle Berthe
FOUGERES) puis il fut transporté chez M. et Mme SAULE à
Menil-Guyon (61) jusqu’à l’arrivée des troupes américaines, le 18
Août 1944.
Vers 20H20-20H40, les Fw-190 sont en effet en patrouille entre Conches et Saint-André-de-l'Eure attaquent des P-47. L'Uffz BRINK et l'Oblt GROSSFUSS de la 2./JG2 revendique chacun un P-47 au Sud-Est de Conches et un second vers Sainbt-André-de-l'Eure. Les pilotes allemands ont finalement été surpassés par la formation importante de P-47 et rapportent avoir combattu 35 P-47. Touché à son tour, l'Oblt GROSSFUSS évacue son Fw-190 A-6 n°170774 et saute en parachute au-dessus de Saint-André-de-l'Eure.
Cette fin de journée du 5 juillet
fut marquée par une décision radicale de la Feldkommandanture
d’Eure-et-Loir : - La circulation en vélo fut
décrétée interdite sur toute l’étendue du département. - La circulation est simplement
interdite dans Chartres après 20h30. Cette décision était motivée par
des « actes terrorismes répétés » lors des derniers jours. Objectivement, il s’agissait aussi
d’empêcher le secours et les déplacements des nombreux aviateurs
alliés tombés en Eure-et-Loir, lors de ces dernières heures. Cette interdiction sera finalement
levée le 12 Juillet suivants.
Dernière mise à jour:
22/04/2024 |
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