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Depuis sa création en 1996, l'Association FORCED LANDING a pour objectif d'honorer la mémoire de tous les aviateurs qui ont combattu (et souvent donné leur vie) durant la seconde guerre mondiale pour repousser l'occupant nazi et redonner à la France sa liberté. Notre travail se concentre sur le Département de l'Eure-et-Loir (28).
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JOURNEE DU 12 JUILLET 1944 |
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Le 12 Juillet 1944 sera
marqué par un retour en force des chasseurs alliés dans le
ciel d’Eure-et-Loir. Le crash du P-47 du Lt BLEVINS à Dampierre-sur-Avre Au même moment, les Fw-190 du
I./JG26, vraisemblablement associés à ceux du III./JG54,
étaient en mission dans la zone entre L’Aigle et Conches. A l'approche de la ville de
Dreux vers 14H30, les Fw-190 repérèrent la
formation de P-47 et attaquèrent immédiatement. En réaction, les P-47
larguèrent leurs bombes pour s’alléger et le Lt DIAN du
366th FS ordonna la dispersion du groupe. Le Lt DIAN précisa après le
combat : « Je volai dans le Flight Rouge, en position 3,
lors de la 2ème mission du 12 Juillet 1944, à
approximativement 700 pieds en dessous du plafond nuageux.
Nous avons été attaqués par plus de six Fw-190 à 14H35, près
de la ville de Dreux. J’effectuai une manœuvre évasive
violente et ordonna la dispersion du squadron. Je vis trois
Fw-190 chassés le P-47 du Lt BLEVINS qui reçut des tirs
dans l’aile droite et dans le fuselage.
Le Lt BLEVINS précisa à la
radio « j’ai été touché ». Les Lt DIAN et McCABE prirent à
leur tour en chasse des Fw-190 et virent le P-47 de BLEVINS
descendre doucement, laissant s’échapper de la fumée sortant
du compartiment radio ». Le combat fut intense puisque
les pilotes allemands revendiquèrent un total de cinq P-47
abattus. Toutefois, ce chiffre est exagéré puisque seul un
P-47 fut effectivement perdu : Le
P-47 D n°42-76466 du Lt Edward BLEVINS (matr.
0-816629) du 358ème FG,
366th FS s'écrase à
Dampierre-Sur-Avre (lieudit "Godenval") après un
combat aérien contre les Fw-190 du 4./JG26.
Il est fort probable que le Lt
BLEVINS ait été abattu par le Staffelfürer de la 4./JG26, Lt
Kemethmüller.
Photo de gauche :
Lt E. BLEVINS sur le terrain de High Halden en Juin 1944
(Collection Jean-Luc GRUSON) Photo de droite :
Lt E. BLEVINS à droite du Spitfire sur le terrain de High
Halden (Collection
Jean-Luc GRUSON)
Le crash du Mustang du F/Lt COOPER à Dreux Vers 16H00,
une formation de Mustang III du 65 Squadron sont en mission
de reconnaissance armée de de Dive Bombing dans la région
Evreux/Dreux. Les chasseurs -bombardiers décidèrent de
bombarder la voie ferrée "Paris-Granville" au niveau du Pont
de Conteville et du pont de Chérisy. Deux bombes sont
tombées à coté du Pont de Conteville, une autre est tombée
dans une propriété privée au lieudit "Les Chatelets". Après avoir largué ses bombes,
un des appareils se redressa puis plongea verticalement,
sans doute touché par des fragments de ses bombes. Le
Mustang III FZ135 du
65 Squadron s'écrasa au lieudit "Le
Bois Yon" à Dreux, tuant
son pilote le
F/Lt Eric COOPER (matr.111769). Le corps du
malheureux fut inhumé vers 20H45 au cimetière de Dreux où il
repose aujourd’hui encore.
Rapport allemand du crash du
Mustang à Dreux - Tombe Lt Eric COOPER
Le bombardement de
l'agglomération chartraine A 18H25, une
formation de 30 appareils volant dans l’axe Vausevin et
Moulin-le-Comte larguent environ 80 à 90 bombes de 250
livres qui vont s’étaler sur une superficie de 1.800 mètres
de long et 200 mètres de large. Les bombes tombent sur
Lucé et vers le bas de Luisant, de la Cavée
jusqu’aux baraquements de la Cité Bonichon. Il est fort probable que cette
attaque soit celle des B-25 Mitchell du 98 Squadron volant
en trois box de six appareils, menés par le W/C Christopher
PAUL et l’objectif était un dépôt de carburant à Chartres,
avec une altitude variant de 9.500 à 13.000 pieds. La
formation rencontra une légère et imprécise Flak à 6 miles
au Sud-Ouest de Dreux. . . Le bombardement de Coulombs A 20H20, une
formation de trois box de six B-26 appartenant au 386th BG,
55th BS approche de leur cible, à savoir les voies ferrées
de Nogent-le-Roi. L’ensemble des
bombardiers attaque simultanément du Sud vers le Nord, à
haute altitude, larguant 12 bombes environ. Les bombes sont
principalement dans les prés et les champs de la vallée
entre Coulomb et Chandelle. On dénombre alors trois civils
tués et 11 blessés.
Témoignage de Mme
Jeanne et M. KOWALCZYK : « En
ce 12 juillet 1944, l’après-midi s’étire doucement… Le
débarquement allié a eu lieu le 6 juin. L’espoir et
l’impatience de la libération sont dans tous les esprits
mais, cependant, depuis le 6 juillet l’inquiétude étreint
les cœurs. En effet, des bombes sont tombées dans les prés
et les champs de la vallée entre Coulombs et Chandelles. Les
ponts, la voie ferrée étaient visés.
Ferme BESLAY en Juillet
1944
. Le bombardement de Bonneval A 20H45,
trois box de six bombardiers moyens (B-26 ou A-20 non
identifiés) approchèrent de la ville de Bonneval
puis tournèrent en cercle au-dessus de la ville,
s’éloignant, puis revenant en direction Sud/Nord. De toute
évidence, les bombardiers eurent des difficultés à
identifier leur objectif. Finalement, deux box attaquèrent
par trois appareils, le troisième box passant sans bombarder
la ville puis prit la direction de Châteaudun. L’attaque se fit à haute
altitude visant le pont-route sur le Loir de Bonneval. On compta 24 bombes de 500 à
1000 Kg dont 3 projectiles non éclatés, six 6 civils tués,
15 blessés et 2 disparus. Douze immeubles furent détruits,
vingt rendus immeubles inhabitables et trente autres
endommagés. Bonneval n’étant pas
l’objectif initial de la mission, les archives alliées ne
permettent pas d’identifier le groupe de bombardiers. ![]() Retour haut de page
Dernière mise à jour:
29/04/2024 |
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