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Depuis sa création en 1996, l'Association FORCED LANDING a pour objectif d'honorer la mémoire de tous les aviateurs qui ont combattu (et souvent donné leur vie) durant la seconde guerre mondiale pour repousser l'occupant nazi et redonner à la France sa liberté. Notre travail se concentre sur le Département de l'Eure-et-Loir (28).
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| JOURNEE DU 13 AOUT 1944 | ||
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Le 13 Août 1944, la fermeture de la Poche de
Falaise s'amorce (elle durera jusqu'au 19 août 1944) et les
généraux américains laissèrent mûrir une nouvelle stratégie:
Laisser les britanniques et les Canadiens vider la Poche de
Falaise pendant que les troupes terrestres américaines
fonceraient vers la Seine afin de couper les arrières des
troupes allemandes. L’idée est de ne pas laisser le temps
aux Allemands de se réorganiser à l’arrière de la Seine et
donc de leur couper la route avant l’obstacle naturelle que
constitue le fleuve. La journée étant particulièrement pluvieuse,
l’activité aérienne alliée sera réduite, au profit des
troupes allemandes (qui préfèrent toutefois circuler de nuit
afin d’éviter les nombreuses et dévastatrices attaques
aériennes).
Au même moment,
Le pilote allemand Hans KUKLA
aperçoit les appareils au-dessus de lui et il les prend pour
sa couverture de protection mais se send vite compte de son
erreur.
Photo du 2nd Lt BROOKS devant son P-51 et article du journal local de 1991
Le crash du P-38 du Lt MOSER A 11H30, les P-38 du 474th FG, 429th FS sont en
mission de bombardement stratégique et de mitraillage
d’opportunité sur la ville de Broglie (Eure). Le
P-38 J-15 Nr 43-28378 du 474th FG, 429th
FS piloté par le 1st Lt Joseph F. MOSER
(Matr. 0-755999) est touché par la Flak par la Flak près de
Dreux lors de sa 44ème mission. Touché au moteur
gauche, l’aile gauche est désormais en feu. Il coupa le
moteur pour tenter de stopper l’incendie mais en vain. Le
pilote décide alors d’évacuer son appareil et son parachute
s’ouvre de justesse avant de toucher le sol alors que
l’appareil vient de s'écraser sous ses pieds, près
d’Oulins/Ivry-la-Bataille au Nord
de Dreux, près d’une ferme en pierre, en pleine campagne. Deux jeunes agriculteurs français (les frères
LEMAIRE d’Ivry-la-Bataille) travaillent alors aux champs et
assitent au crash. Ils vinrent immédiatement à la rencontre
du pilote et le cachent dans un bois. Mais une patrouille
allemande de la Kommandantur située à 3 Km de la ferme
observa également la descente de l’aviateur et se rendit
immédiatement sur les lieux du crash et captura le pilote
ainsi que les deux français. Après une nuit d’interrogatoire
au village voisin de Marcheroy, les deux français réussirent
à s’échapper, bien que les soldats allemands leur aient tiré
dessus dans leur fuite. Pendant de nombreuses années, Joseph
MOSER, qui avait entendu les coups de feu, pensa que les
deux français avaient été exécutés pour avoir aidé
l’aviateur. Le pilote fut emprisonné durant une semaine à
Fresnes puis il fut transporté en train dans le camp de
Buchenwald, en Allemagne avec d’autres aviateurs alliés
capturés. Il fut interné dans le Dulug Luft le 2 Novembre
1944.
. . Le crash de deux P-38 du 370th FG Le 13 août 1944, le 370th FG a pour mission
d'effectuer un maximum d'attaques aériennes et de
reconnaissances armées au-dessus de la région allant de
L'Aigle à Chartres jusqu'à Dreux et Mantes-la-Jolie afin de
désorganiser les troupes allemandes en déroute. Il convient
également de préparer le terrain pour faciliter une avancée
rapide des troupes terrestres américaines vers
Mantes-la-Jolie (la Ferté-Vidame, Dreux, Chartres, Maintenon
seront libérés dès le 16 août 1944 par les troupes
américaines).
Ainsi, 84 P-38 Lightning repartis en trois
escadrons partirent de leur base française de LA VIELLE
(près de Carentan) pour harceler l'ennemi en mitraillant et
en bombardant les convois et installations allemandes. Ce
jour-là, un total de sept missions furent effectués contre
des objectifs variés, ces missions étant menées
successivement par le Capitaine BAYLE, le Colonel NICHOLS,
le Capitaine SABO, le Major CARLSON, le Capitaine GEWINER,
et le Capitaine TURNER. Malgré des résultats satisfaisants, le 401st FG
perdit deux de ses pilotes lors de cette journée du 13 août.
Voici le récit de ces deux tragiques accidents:
Le major CARLSON mena le 401st FS durant cette
mission de bombardement, l'objectif principal étant la
destruction des installations d'un radar situé à 10 miles au
Nord-Ouest de Chartres. En réalité, il s'agissait du radar
allemand situé à Favières.
Vers 13H30, le Flight "Bleu" mené par le Capitaine
Marvin E. CHILDS se chargea de la mission principale, c'est
à dire de bombarder les installations du radar alors que les
P-38 du Flight "rouge" prirent pour cible une tour de Flak
(DCA Allemande) placée à droite de l'objectif qu'ils
détruisirent immédiatement. C'est à ce moment que le pilote Lt Ernest T. CRAGG
(du Flight "rouge") fut témoin de la mésaventure du
2nd
Lt Luther SIMPSON (matr.: 0-763369). En effet, après avoir atteint sa cible, le Lt
Ernest T. CRAGG reprit de l'altitude et vit à sa gauche,
l'appareil du Lt SIMPSON se faire toucher par la Flak
placée à gauche de la station de radar. Mortellement touché,
le P-38 alla tout droit et explosa. L'aviateur trouva la
mort et les débris du P-38 n°42-68190 furent
retrouvés sur le territoire de la commune de
Favières. Le corps du pilote fut, le jour même, inhumé par
les habitants de Favières et un acte de décès fut rédigé en
Mairie (le Lt SIMPSON fut immédiatement identifié). Le corps
du malheureux pilote fut sans doute rapatrié aux USA après
la guerre puisque son nom ne figure pas dans la liste des
inhumations dans les cimetières militaires américains en
France.
2Lt Luther Simpson (photo Jay Jones)
Acte de décés
Vers 14H10, "nous étions en train de larguer nos
bombes à fragmentation lorsque, semble t'il, le Lt BAKER
libéra la sienne à peine à 30 mètres d'altitude (100 pieds).
Malheureusement, la bombe explosa vers le haut quand elle
toucha le sol, ce qui endommagea le moteur droit de son
appareil. Le moteur s'enflamma, l'avion devint incontrôlable
allant tout droit puis explosa".
Le
Lt Eugène BAKER (matr. 0-754048) fut
éjecté de son appareil et trouva la mort immédiatement. Son
corps gisait à proximité des débris de son
P-38
n°43-28749 retrouvés dans une partie boisée du site de
"PSA Peugeot Citroën" de la Ferté-Vidame. A noter qu'à cette époque où le front se
rapprochait de la Ferté-Vidame, les autorités allemandes
avaient formellement interdit aux hommes (civils français)
de sortir de leur maison, afin de limiter les actions de la
résistance française. Malgré tout, M. René ALEXANDRE se rappelle de ces
évènements précisant "On est sorti et on a vu un nuage de
fumée". Après cela, avec d'autres, il retrouva le corps de
l'aviateur. Dès le lendemain, le corps mutilé de l'aviateur fut
inhumé par M. DORET (garde du parc) et par M. PROGNON, tôt
dans la matinée (06H00) du 14 Aôut 1944 afin de ne pas être
inquiétés par les Allemands. Sur sa tombe, furent placés (à
l'abri) son journal intime, une photo d'identité et les
restes des billets de banques. Son révolver fut déposé dans
sa tombe. Un acte de décès fut dressé en mairie le 18 Août
1944 (après la libération de la Ferté-Vidame) en présence du
docteur local, Odille JOREL précisant: "Le treize août
1944, 14H00, est décédé à LA FERTE-VIDAME, Eugène BAKER,
numéro matricule 0-754048-T43-44AP, aviateur de l'Armée des
Etats-Unis d'Amérique -sans autres renseignements-". Un civil français de la région de la Ferté-Vidame
eut le réflexe de retranscrire les événements du dimanche 13
Août 1944. En voici les quelques phrases: "Matinée assez calme. Avions et quelques
convois. Etat de siège à la Ferté-Vidame. Défense de sortir
des maisons pour les hommes. Après-midi agité. Des chasseurs en piqué sur
Doret. Avion lancé une bombe et tombé près de la maison
Doret. Pilote tué, manque la tête et deux membres. Retrouvé
sa photographie. Accident semble du à fausse manoeuvre en
fin de piqué. Avoir mitraillé les tas de bois. Vu avec
Doret, Fapin, Prognon, Trousse, Alexandre. Porte une toile
blanche pour le recouvrir et incendie 2ème ferme de M.
Thibault à Morvilliers par mitraillage et bombardement vers
le grand village et sur la Ferté par des chasseurs de même
type que le premier. Mort de Mme Durand. Soirée et nuit calme. Resté à La Richardière.
Mitraillage et mines". Il est ajouté: "Lundi 14 août 44: PROGNON et
DORET enseveli le corps de l'aviateur américain. Trouvé sa
plaque identité (Eugène BAKER 0-754048-T43-44A) et X francs
en billets de 100 (émission alliée en partie brûlés)".
![]()
Lt
Eugène BAKER (Collection Jean PIERRE) Le Caporal Paul GOLDING arriva en Angleterre avec
le Lt BAKER en Février 1944 et devint le mécanicien de son
P-38. Voici son récit: "Ce matin du dimanche 13 août, j'aidai le
Lieutenant à se préparer. Une journée de beau temps. Je lui
demandai ce qu'il allait faire et il me répondit qu'il
allait attaquer une tour de Flak et que cela ne serait pas
trop long. Je lui dis alors "bien, au lieu de retourner sous
la tente, je t'attendrai". Sur la base, nous entendions
toujours le retour de nos avions. Or, l'appareil de BAKER
n'était pas là. Je courus au P-38 du Major, je sautai sur
son aile avant même qu'il se soit arrêté de voler. Je lui
demandai où étais BAKER et il me répondit qu'il avait été
tué".
Paul GOLDING sur l'aile d'un
P-38
En Janvier 1998, après de nombreuses recherches, M.
PIERRE de l'Association "Forced Landing" contacta le site
"PSA PEUGEOT-CITROEN" de la Ferté-Vidame afin de les
informer de la chute possible du P-38 du Lt BAKER à
l'intérieur de l'enceinte privée du parc automobile. Immédiatement, M. GENDRIN, responsable du Service
Maintenance du site PSA de la Ferté-Vidame confirma cette
hypothèse précisant l'existence d'une carcasse d'avion
abattu pendant la seconde guerre mondiale. Les employés du
site rassemblèrent les débris l'appareil et les remirent à
l'Association Forced Landing. Après identification formelle de l'épave, M. PIERRE
contacta aux USA le mécanicien Paul GOLDING en Avril 1998 et
retrouva la trace de la soeur du Lt BAKER (désormais Mme
Margaret NORRIS) en Février 1999, grâce à l'aide de
l'historien du 370ème FG, M. Jay JONES. Début 2002, Mme Margaret NORRIS fit connaître à M.
PIERRE son souhait de se recueillir avec sa famille sur les
lieux du crash de son frère et une commémoration fut
rapidement organisée par l'Association Forced Landing, avec
la précieuse coopération de la Municipalité de la
Ferté-Vidame et du Site "PSA PEUGEOT-CITROEN". Depuis,
Margaret NORRIS revient tous les ans se recueillir sur les
lieus de l'accident. Accompagnée de sa fille, de son fils et de son
petit-fils, Margaret NORRIS (80 ans à l'époque) vint en
France à la mi Juin 2002 et assista à l'inauguration de la
stèle en l'honneur de son frère, le Lt Eugène BAKER. Une centaine de personnes dont le Lt de l'U.S. Air
Force Chris CARDEN (représentant de l'ambassade américaine),
M. Gérard HAMEL (député), M. Jacques DUSSUTOUR
(vice-président du Conseil Général), les maires du canton et
de nombreuses personnalités.
Inauguration de la stèle en
présence de Magaret NORRIS . Le crash d’un Me-109 à Chassant
Me-109 tombé à Sachant le 13 Août 1944
Les photographies ci-dessus
prises à Sachant permettent d’affirmer que le « 9 bleu »
s’est posé en catastrophe sur la Commune de Sachant. Le pilote aurait été semble-t-il
abattu par ses geôliers alors qu’il tentait de s’enfuir.
Le crash d’un P-47 à
Saint-Germain-des-Groix Ce dimanche 13 août, vers 17h45, les
P-47 du 353rd FG sont en mission près de Rambouillet lorsque les
lieutenants Max Kenneth GRAHAM et George W. MCNNIS sont touchés
par la Flak, près de Dreux. Le P-47 n°42-8404 du Lt George W.
MCNNIS est mortellement touché et s’écrase à Gambais, près de
Rambouillet tandis que le Lt Max Kenneth GRAHAM quitte alors la
formation pour tenter de rejoindre les lignes Alliées. Mais,
vers La Loupe, il doit envisager un atterrissage d’urgence. Vers 15H00, le P-47 se pose sur le
ventre dans la vallée de l’Huisne, les habitants accourent et,
malgré les vapeurs d’essence, dégagent le pilote prisonnier de
son appareil et le ramènent à la mairie. Max Graham sera inhumé
dans le cimetière communal avant de retrouver sa terre natale en
1949. Le
P-47 n° 42-26269 du
2nd
Lt Max K. GRAHAM du 350th FS, 353th FG s’écrase à
Saint-Germain-des-Groix (61), au lieudit « Les Cochillières »,
au Nord de Nogent-le-Rotrou.
. Le Crash de deux B-26 du 391st BG à Chérisy Après un long regroupement derrière leurs leaders,
la formation franchit la côte française à 19H15.
Les avions approchent maintenant en formation
serrée jusqu’à voler ailes contre ailes. Le vol se déroule
pour le moment sans problème particulier Les bombardiers arrivent maintenant sur l’objectif
à 19H35.
Parcours des B-26 du 391st BG (extrait du MACR) . Les deux pilotes commandant chaque box ont commuté
leurs appareils sur le pilote automatique et sont maintenant
sous les directives des bombardiers, qui contrôlent le
mouvement de l’avion à travers leur viseur Norden. La
défense anti-aérienne allemande est elle aussi au
rendez-vous et est entrée en action plus forte et plus
précise que d’habitude, faisant exploser autour des avions
des petits nuages de fumée noire. Les appareils sont
balancés et secoués dans tous les sens, mais la dextérité
des pilotes, dont la plupart sont des vétérans permet de
garder tant bien que mal la bonne trajectoire à travers le
rideau d’éclats anti-aérien. Les trappes des soutes à bombes s’ouvrent
maintenant et, quatre minutes après, l’objectif apparaît
dans les viseurs. Les bombardiers de tête crient dans
l’interphone l’ordre « Bomb Away » (bombes larguées).
Instantanément, tous firent de même, appuyant sur les
déclencheurs. Les avions, soudain allégés, firent une légère
embardée, tout en continuant à travers les explosions des
tirs ennemis. Inexplicablement, la formation inférieure du box de
tête se retrouva au-dessous du flight supérieur au moment où
celui-ci largua ses bombes.
Une bombe de 1.000 livres traverse l’aile droite,
et emporte le moteur du B-26 n° 42-95800
piloté par le Lt John W. COLSCH
du 391st BG, 574th BS.
Celui-ci bascula violemment et percuta celui du Lt Ralph A.
BOYD, volant sur le B-26 surnommé « ILL WIND ». L’extrémité
de l’aile de l’avion du Lt COLSCH perfora le fragile
fuselage. Désemparés et hors de contrôle, les deux appareils
se retrouvèrent sur le dos, jusqu’au moment où la partie
arrière du fuselage du
B-26 n° 42-95834 du
Lt BOYD se brise avec le Sergent Glen YOUNG
encore installé aux commandes de ses mitrailleuses de 12,7
mm. Les trois énormes masses plongent vers le sol et
s’écrasent sur la commune de
Chérisy.
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COMPOSITION DE LA FORMATION DE B-26 :
Lt John COLSCH
(collection JL Gruson)
Lt COLSCH et son
équipage devant un B-26
(collection JL Gruson) De gauche à droite :
Rudolphe HIBBLER, « Bill » KELLY, « Smilley »
COLSCH, « Jacki » KOHLER, Raymond WARREN,
Werlin BRANDENBURG
.
Rapport de Police du 14/08/1944 (source : AD28) . Voici trois témoignages : Le S/Sgt H.G. WAGGONER
(mitrailleur dans le deuxième box) a dit avoir vu un parachute
quitter la partie arrière de l’avion du Lt COLSCH, mais au lieu
de s’éloigner, celui-ci resta accrocher à un stabilisateur
avec l’homme dans son harnais. Le S/Sgt Arlo L. CARR, pour sa
part, témoigne n’avoir vu aucun parachute quitter les deux
appareils, pendant que le T/Sgt Larry F. GALLO a observé
un seul parachute émerger des deux B-26 avant qu’ils ne
s’écrasent au sol. De « ILL WIND », seul le pilote, le Lt BOYD
survécut à cet enfer. On sait qu’il sera de retour à sa base le
3 septembre 1944, mais qu’il ne revolera jamais plus avec le
groupe. Le Sergent MILLER était nouveau
dans l’équipage et c’était, pour lui, sa première mission
opérationnelle. Il venait de remplacer le S/Sgt Rudolh HIBBLER
qui avait lors d’un vol précédent effectué sa 65ème
et dernière mission, et rentrait au pays. Le Lt COLSCH, de sa part sa petite
taille, était surnommé par son équipage « Smiley ». Il était
originaire de l’état de l’IOWA. La mission de Chérisy était sa
65ème et dernière mission, et devait dans les jours
suivants rentrer au pays.
Le pilote, le Lt Raplh H. BOYD
réussit à sauter en parachute et fut caché par une famille
d’agriculteur jusqu’à l’arrivée des troupes terrestres
américaines.
Nose Art du B-26 n° 42-95834
Le commandement du 391st BG
considéra la mission comme un succès car l’objectif fut détruit,
empêchant les troupes allemandes d’utiliser le pont ferroviaire.
Les 35 appareils rentrèrent à leur base de MATCHING GREEN peu
après 21H00. Neuf subirent des dégâts mineurs et seront très
vite réparés et prêts à reprendre l’air pour d’autres missions.
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Viaduc de Chérisy en 1945
(Source : Archives SNCF)
Aujourd’hui, seuls le Sergent Glen
YOUNG et le Lt KOHLER reposent dans le cimetière militaire
américain de Saint-Laurent-sur-Mer. Les autres membres ont été à
la demande des familles, relevés et rapatriés dans leur pays. Le
S/Sgt Verlin BRANDENBURG est quant à lui inhumé dans un
cimetière militaire du MINNESOTA.
Rétrospective sur l’histoire du Lt COLSCH Le Lt COLSCH est né le 28
avril 1918. Il suivit de brillantes études avant de
s’engager dans la Navy en Octobre 1936. Durant ses quatre
années de service dans cette arme, il reçu une
reconnaissance spéciale comme bombardier et mitrailleur. En
plus de cette honorable récompense, il reçut la médaille de
bonne conduite dans la Navy en Septembre 1940. En Octobre
1940, il s’enrôla à l’école des mécaniciens aéronautiques
Curtiss-Wright. En Mai 1941, il est sélectionné parmi 150
candidats pour écrire des tests pour l’Army Air Corps à
l’université de Californie du Sud. Ses parents ont été
avertis qu’il reçu le second score et fut accepté pour
l’entraînement comme cadet de l’air à Caledo Academie,
Ontario, Californie où le film « Keep ‘Em Flying » fut
tournée et où il rencontra des stars tels que Abbot et
Costello et Martha Raye. Il apparut d’ailleurs dans une
scène tenant la bannière de sa compagnie. Quand les
premières phases de son entraînement furent terminées, il
fut affecté sur la base de Stockton (Californie), où il
reçut ses « ailes » de pilote. Le 19 Mars 1942, il rejoint
une base près de Las Vegas comme instructeur/mitrailleur. Il
sera ensuite transféré sur différentes bases pour
perfectionner son entraînement de pilote de combat. Après
avoir reçu son équipage, il quitte ensuite les Etats-Unis le
27 janvier 1944 pour rejoindre sa base en Angleterre. Il
effectuera 65 missions de combat jusqu’à celle qui lui fut
fatale, un 13 août 1944 à Chérisy. ![]() Retour haut de page
Dernière mise à jour:
01/10/2025 |
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