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Depuis sa création en 1996, l'Association FORCED LANDING a pour objectif d'honorer la mémoire de tous les aviateurs qui ont combattu (et souvent donné leur vie) durant la seconde guerre mondiale pour repousser l'occupant nazi et redonner à la France sa liberté. Notre travail se concentre sur le Département de l'Eure-et-Loir (28).
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| JOURNEE DU 25 JUIN 1944 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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La journée du 25 Juin 1944
sera également marquée par le beau temps, par les
bombardements et leur lot de pertes. Le Bombardement de Chartres et de Dreux Chose peu commune, les
bombardiers américains tentent de bombarder les ponts des
villes de Chartres et de Dreux très tôt le
matin, vers 04H00. L’USAAF compte sur
l’effet de surprise et surtout le sommeil lourd des servants
de batteries de Flak. Ainsi, les A-20 du 410th FG décollent
de leur base à 02H30 et atteignent leurs objectifs à 04H00.
Les résultats du bombardement sont jugés très bons mais la
Flak sut tout de même se faire entendre, sans toutefois
faire de victime. Tous les appareils rentrent à leur base
après 03H15 de mission.
Le crash du B-17 du 100th BG aux Ressuintes Excepté le 2nd Lt
HOUGHTON et le Sgt NElSON, l’ensemble de l’équipage entra
dans le 100th BG le 07 Avril 1944 et volait ensemble avec le
Major STANLEY. De son coté, le 2Lt HOUGHTON
était arrivé dans le 100th BG le 09 Mars 1944 comme copilote
dans l'équipage d’Andrew GORSKI. Lors du vol du 25 Juin
1944, il remplaçait le Major STANLEY. De même, le Sgt NELSON était
habituellement assigné au 390th BG mais il fut de
remplacement le jour de la mission. Or, à 07H28,
il est touché par la Flak à 58 Km au Nord-Ouest de Chartres.
Un abus fut reçu directement dans la tourelle du dessous et
dans la salle des radios. Un feu incontrôlable se déclara
dans l'appareil et dans le moteur n°3. La situation est critique mais
l’ensemble de l'équipage a le temps d’évacuer l’appareil en
feu à 13.000 pieds d’altitudes. Ils atterrissent tous dans
la région s’étendant de Nogent-le-Rotrou et La Ferté-Vidame.
Tous seront sains et saufs, à l'exception du Sergent MARION
dont le corps sera retrouvé sur le territoire de Nocé (61),
près de Nogent-le-Rotrou. De toute évidence, son parachute
s’ouvrit mal et se mit en torche. Le bombardier en perdition
poursuivit sa course et finit par s'écraser à l'étang de
Héron, Commune des
Ressuintes, près de La Ferté-Vidame.
Voici les membres de
l'équipage:
Kenneth L. Houghton Crew
(left to right)
. Le Lt BLINE et Sgt DEATRICH
atterrirent tous deux au Nord Ouest de Nogent-le-Rotrou,
sans doute sur la Commune de Nocé (Orne). Le rapport
d’évasion du 2nd Lt BLINE (originaire de l’Illinois et
greffier de profession) révèle qu’il effectuait sa 20ème
mission lorsque son appareil fut touché. Il fut le dernier avec le
pilote à évacuer l’appareil et se souvient que le mécanicien
hésita longuement à sauter et que le pilote finit par le
pousser hors de l’appareil. Il ouvrit son parachute à 13.000
pieds d’altitude et atterrit près d’une maison. Là, une
femme vint immédiatement à sa rencontre pour l’aider à
ramasser son parachute. Deux garçons (dont un de 20 ans qui
parlait anglais) l’emmenèrent dans une grange pour lui
donner des vêtements de civil et lui demandèrent de rester
caché ici jusqu’à leur retour. Ne savant pas s’il pouvait
faire confiance à ses sauveteurs, il quitta la grange pour
se cacher dans des ronces d’où il pouvait surveiller la
porte de la grange. Les jeunes garçons revinrent lui
apporter à manger et l’aviateur vint à leur rencontre. Il
resta caché toute la nuit dans la grange et fut informé le
lendemain que le corps de son camarade James MARION avait
été retrouvé (son parachute ne s’était pas ouvert) et que
les français l’avait enterré à Nocé (Orne). Dans
l’après-midi, deux chefs de la résistance vinrent
l’interroger lui et le Lt HOUGHTON dans la grange. Le
fils du chef de la Police de Nocé et le Docteur Giraud
(de Nocé) les transportèrent au quartier général de
Nogent-le-Rotrou où ils retrouvèrent le Sgt ECKLEY et le Sgt
DEATRICH, ces deux derniers ayant été secourus par le Maquis
de la Ferté-Vidame. Il n’utilisa pas ses six photos
d’identité. Après la guerre, il quitta l'USAAF en tant que
Colonel. Le rapport d’évasion du Sgt
DEATRICH indique qu’il ouvrit son parachute à 5.000 pieds
d’altitude et atterrit dans un verger abandonné, en
périphérie de St-Jean-de-la-Forêt (4 Km Ouest de Nocé). Il
prit son parachute et courut un profond ravin. Alors qu’il
était en train de cacher son parachute, trois français (dont
Roger Bellinger, 22 ans, de LE GUE DE LA CHAINE) vinrent à
sa rencontre puis l’emmenèrent dans une ferme appartenant au
plus âgé des trois, lui donnèrent à manger puis le cacher au
milieu d’un champ de blé où il pouvait voir les autres sans
être vu. L’après-midi, la femme du
paysan vint le chercher pour rentrer à la ferme, dans une
grange, d’où fut organisée son évasion. On lui donna des
vêtements civils. Le lendemain, il fut interrogé par un
jeune homme et une femme et deux jours après le
Docteur Giraud vint pour l’emmener. Il rejoint ainsi BLINE,
HOUGHTON et ECKLEY ; Tous les quatre demeurèrent au
quartier général de la Résistance de Nogent-le-Rotrou durant
une semaine et furent encadrés par le chef André DUCLOS,
Robert TAPIER (chef en second) et par des résistants de
Nogent qui étaient des professionnels et des intellectuels
de la ville. La présence allemande obligea à diviser le
groupe (Houghton avec Eckley et Bline avec Deatrich) et à
déplacer les aviateurs vers des fermes isolées. BLINE et
DEATRICH furent pris en charge par une seconde unité de
résistance menée par Robert CHOUANARY puis transféré vers un
autre groupe de résistants de St-Cosme-de-Vair (10 Km au Sud
Est de Mamers). Ils vécurent cinq semaines dans la maison
d’Henri JANVIER. Le 12 Août 1944, BLINE et
DEATRICH allèrent à la rencontre d’une patrouille de
reconnaissance du 106th Cavalry. Ils furent emmenés
immédiatement et rapatriés en Angleterre dès le lendemain,
le 13 août. Le corps de James MARION fut
exhumé après la libération, puis ré-enterré au cimetière de
Saint-André-de-l'Eure et exhumé une seconde fois pour
regagner les USA.
T/Sgt James MARION (source: 100thbg.com)
![]() Tombe du T/Sgt James MARION T/Sgt James MARION et S/Sgt Warren E. MOORE (source: 100thbg.com) . . Le crash du P-47 du 365th FG à Escorpain Ce matin du 25 Juin 1944,
vers 11H00, le terrain d’aviation d’Evreux
reçut la visite de chasseurs-bombardiers américains qui
endommagèrent en quelques minutes une dizaine de Me-109
dispersés aux alentours des pistes. Cette attaque passée,
les pilotes du II./JG3 et du II./JG5 décollèrent et prirent
en chasse leurs assaillants qu’ils rattrapèrent vers
St-André-de-l’Eure. Au même moment, seize P-47 du
386th FS (365th FG) effectuent une mission de reconnaissance
armée dans le secteur Chartres/Dreux avec douze appareils
équipés de deux bombes et chargés de bombarder en piqué la
gare de triage de Verneuil-sur-Avre. Ils avaient
décollé de leur base anglaise de Beaulieu (Hampshire) à
09H07. Le bombardement se déroula avec succès.
Un Me-109 semblant en
difficulté est signalé en train d’atterrir au Sud Ouest de
l’objectif et deux pilotes américains le prennent
immédiatement pour cible en le mitraillant sans toutefois
l’incendier. La formation se regroupe lorsque, soudain, elle
est attaquée par une quinzaine de Me-109 "gris et aux
saumons d'aile jaunes". Un important combat aérien s'engage
alors au-dessus de la région qui s’étend à l’ouest de Dreux. Ces appareils ennemis sont les
Me-109 du II./JG3 et de la II./JG5 qui tentaient de
rattraper ceux qui venaient de les bombarder et qui
croisèrent par le fruit du hasard les chasseurs-bombardiers
du 365th FG.
Au cours de ce combat, le
leader, le Major William D. RITCHIES, revendiqua un Me-109
qui commença à fumer avant de se retourner pour plonger vers
le sol et s’écraser, tuant son pilote. Les autres pilotes du
386th FS déclareront également 4 ou 5 autres victoires, dans
une grande confusion. Un autre Fighter Squadron du
365th FG, le 387th FS, était alors en mission de
bombardement des installations ferroviaires près de L’Aigle
(20 km de Verneuil). Les pilotes du 387th FS sont alertés
par radio du combat en cours et ils prennent immédiatement
la direction d’Evreux pour apporter leur concours à leurs
camarades du 386th FS. Le leader du 387th FS, le Major
Donald E. HILLMAN, se heurte à trois Me-109 et réussit à en
frapper un au niveau de la verrière. L'altitude étant trop
basse, l'Allemand ne peut sauter et va s'écraser avec sa
machine. Un Fw-190 (Sic !) est pris à
partie par les P-47 et percute une rangée d'arbres avant de
heurter le sol. Deux autres Fw-190 auraient été détruits ou
sérieusement endommagés par le 387ème FS.
Major Donald E
Hillman (photo NARA)
Les archives allemandes
mentionnent bien ce combat indiquant la perte de trois
pilotes du II./JG3 et la perte de trois pilotes du II./JG5
détachés dans les différentes escadrilles du II./JG3. Ainsi, touché par le tir d’un
des Américains, le Gefr, Elmut Eckart de la 5./JG3, s’écrase
vers Pacy-sur-Eure avec son Me-109 G-6 n° de série 412718
(Code « 13 noir ») tandis que l’Uffz Gütter Tippel, de
la 6./JG3, gravement blessé lors du combat, réussit à se
poser avec son « 5 jaune » vers Marcilly. Un troisième pilote du II./JG3
sera contraint de sauter en parachute après avoir lui-même
abattu un P-47. Il réussira à regagner le sol sain et sauf
puis il rentrera à sa base à pied. Probablement touché lors de ce
combat, le Me-109 G-6 n° de série 411252 (Code « 3 noir »)
de l’Uffz Johannes Vahle du 4./JG5 prend feu vers 200 mètres
d’altitude et s’écrase au sol l’instant d’après vers Dreux
sans qu’un parachute ait pu être observé. De même, le Me-109 G-6 n° de
série 412565 (Code « 15 blanc ») du l’Uffz Gerhard Siegmund
du 4./JG5 sera porté disparu vers Dreux. Ces deux pilotes du 4./JG5
opéraient respectivement à bord de machine dont les pertes
furent répertoriées par les 5. et 4./JG3. Et enfin, un troisième pilote
du II./JG5, le l’Uffz Emil Scheidt du 9./JG5, sera porté
disparu vers Saint-André-de-l’Eure avec son Me-109 G-6 (Code
« 16 blanc »).
En contrepartie, les pilotes
allemands revendiqueront au moins cinq victoires : -
Un premier P-47 dès 10H55 au Nord de
Nonancourt par le Fw Dehrmann, de la 6./JG3. -
Un second P-47 à 11H15 au Sud-Ouest
de Dreux par l’Uffz Heinrichs (qui sera à son tour atteint
par les tirs d’un autre P-47). -
Un troisième P-47 à 11H20 enregistré
entre Evreux et Dreux par l’Uffz -
Une victoire une un P-47 par le Gefr
Hötzel, de la 6./JG3 -
Un P-47 et un P-51 (sic !)
revendiqués par l’Uffz Stoll, de la 5./JG3. . Les victoires allemandes
auront, une fois de plus, été exagérées puisque le 365th FG
n’aura à déplorer qu’une seule perte : le
P-47 n°42-75066 (Code
« D5- ?) piloté par le 2ème Lt
Marcel DUPONT du
365th FG, 386th FS qui s’écrase à
Escorpain, près de Brezolles. Le pilote sera tué et
fut inhumé dans le cimetière communal de Brezolles puis
enterrés à St-Laurent-sur-Mer (Plot B, Row 23, Grave 39).
Lt Marcel
DUPONT (collection JL
Gruson)
Tombe du 2nd Lt DUPONT au cimetière de Brezolles (AD28) .
. La chute d'un Me-109 à Morvilliers A 06h40, les Me-109 du III./JG3 décollent pour leur 1ère mission de la journée sur Cherbourg. Ils rencontrent 6 squadrons de P-51 et de P38 près de Lisieux. Avec les Me-109 du II./JG2, les Fw-190 du I./JG2 et les Me-109 du III./JG un gigantesque combat aérien s'engage contre les pilotes américains. Deux appareils sont abattus: - Me-109 G-6 ("21 Rouge") de l'Uffz. MULLER de la 8./JG3 s'écrase au Sud-Ouest de Bernay (27) - Me-109 G-6 n°165283 ("2 Blanc") de l'Uffz Hermann SCHWARZ de la 7./JG3 s'écrase à Morvilliers (28), à près de 80 Km de l'engagement du combat, le pilote ayant tenté de rallier sa base, en vain. Témoignage de Jim ROUSSEL du Maquis de La Ferté-Vidame: " Ce jour-là, vers 14H00 (à Morvilliers), j'étais dans la cour de la ferme avec ma femme, mes enfants et un maquisard. A un moment donné, nous avons entendu un combat aérien et presque aussitôt, un avion est passé à une dizaine de mètres au-dessus de la ferme et est allé atterir sur le ventre, à 200 mètres environ dans un champ de blé. Le maquisard et moi avons couru vers l'avion qui dégageait de la fumée, et des flammes qui partaient du moteur. Arrivés sur place, nous avons constaté qu'il s'agit d'un Me-109. Nous nous sommes précipités pour éteindre l'incendie avec des mottes de terre. Le feu n'était pas dans l'essence, les réservoirs devaient être vides. Seule, l'installation électrique brûlait sur le moteur dont le capot était à terre. La cabine de pilotage avait le feu dans le tableau de bord. Nous avons alors réussi à le maîtriser et à l'éteindre? Nous nous sommes alors occupés de retirer le pilote et avons constaté qu'il était âgé de 18 ans. Au moment où je récupérais le pistolet, nous avons entendu le bruit de moteurs et avons vu avec effroi un side-car et trois véhicules allemands qui arrivaient à travers les terres et se trouvaient vis-à-vis de nous à 250 mètres en terrain découvert. Inutile de fuir. 20 Allemands environ arrivèrent et nous avons expliqué au traducteur allemand que nous sommes intervenus pour porter secours au pilote. Le pilote était mort et les Allemands étaient de la Kommandantur de la Ferté-Vidame".
La reconnaissance armée des P-38 du 370th FG Ce 25 juin 1944, entre 14H10 et 15H10, 44 P-38 du 370th FG réalisent une reconnaissance armée dans la région Mantes-Epernon-Chartres.
Parallèlement, les archives de la
résistance française (FTP de Dreux), il est relevé
l'atterrissage forcé de deux chasseurs allemands, l'un à
Logis (près de Brezolles), l'autre au cimetière de
Sainte-Maixme suite à un combat entre 6 P-38 et des Me-109 :
Cette mission du 370th FG et la perte de ces deux appareils allemands sont-elles liées?
Une série d'attaques en Eure-et-Loir 13H30, Bombardement de Cloyes (hameau "Bouche d'Aigre"). L'objectif était le pont de chemin de fer. Un immeuble est endommagé. . 14H15: Bombardement et mitraillage de la voie ferrée et de la RN12 à Chérisy par 10 bombardiers accompagnés de 6 chasseurs-bombardiers. La voie ferrée est endommagée. 1 blessé. . 16H30: Bombardement d'un dépôt de munition à Senonches. 1 tué et 1 blessé. Les explosions des munitions continuèrent jusqu'à 22H00.
17H00: Bombardement du viaduc à Oisème. Le viaduc est endommagé. . 17H00: Bombardement massif de la N188 au Gué-Longroi. 20 bomnes par 9 bombardiers à haute altitude. La route fut endommagée et coupée. 5 immeubles d&étruits, 4 inhabitables et 15 endommagés. . 17H15: Bombardement de la RN10 et de la voie ferrée à Epernon. 120 bombes de 500 Kg furent larguées par 36 avions (6 vagues de 6 avions) à haute altitude. 1 tué, 1 blessé, 1 immeuble détruit, 1 immeuble inhabitable, et 15 immeubles endommagés. La route et la voie ferrée sont endommagés.
Le bombardement de la gare de Chartres Deux bombes tombèrent
précisément sur la gare-voyageurs (Quai B), un autre sur la
place de la gare et enfin 4 sur la gare de triage. Les voies
furent coupées, la marquise s’effondra et des wagons furent
culbutés et incendiés. La bombe de la Place Jean-de-Beauce
fit un profond entonnoir et une autre bombe traversa le café
Jacques. Ces chasseurs-bombardiers ne
sont ni plus ni moins les P-47 du 368th FS, du 365th FG, les
mêmes qui bombardaient à 11H00 la garde de
Verneuil-sur-Avre. Cette mission était la dernière de la
journée et le 386th FS largua ses bombes alors que des
chasseurs allemands étaient en vue (ces derniers
n’attaquèrent pas). Sur le chemin du retour, les pilotes
américains attaquèrent un convoi de six véhicules à
Verneuil-sur-Avre (deux seront revendiqués comme détruits). Le crash du B-24 de Marville-Moutiers Le 25 Juin 1944, les B-24 du
389th BG menée par le Capitaine TITUS sont chargés de
bombarder un terrain d'aviation au Sud de Paris. Le bombardement effectué, les
formations prirent le chemin du retour, en direction de
l’Angleterre. Toutefois, lors du passage dans le corridor
Dreux/Chartres vers 19H30, les appareils furent pris à
partie par Flak à une altitude de 15.500 pieds. L'appareil
leader, le B-24 n° de série 41-28793 occupé par le Capitaine
TITUS fit des manoeuvres évasives sur la gauche et la
formation le suivit mais il fut touché de plein fouet par
une batterie de 5 canons mobiles de 88mm. Ces canons étaient
installés depuis le 23 Juin 1944. Trois coups directs furent
reçus: Un dans le nez de l'appareil, un second dans la
carlingue et un troisième dans l'aile gauche entre les deux
moteurs. Immédiatement, le B-24 prit
feu et plongea vers la droite et le S/Sgt KEYS et
T/Sgt HEDRICK sautèrent en parachute entre 10.000 et 12.000
pieds. Après avoir trouvé un
parachute, le 1st Lt John PROBERT réussit également à
évacuer l'appareil. Il souffrit d'une entorse à la cheville
et de deux membres cassés. Incapable de marcher, il fut pris
en charge par un soldat allemand, servant de la batterie
anti-aérienne. Il fut emmené dans la ville la plus proche où
il retrouva les S/Sgt KEYS et T/Sgt HEDRICK. Les Allemands
lui demandèrent d’identifier deux corps éjectés du B-24: Il
s'agissait du Capt TITUS et du S/Sgt DE BUONA. Six corps
demeuraient encore dans l'appareil. Ainsi, le
B-24 n°41-28793 du 389th BG, 564th BS piloté par le
Capitaine Fern M. TITUS s'écrase à
Marville-Moutiers.
. Les corps des aviateurs furent
enterrés dans un premier temps au cimetière communal de
Marville-Moutiers excepté le S/Sgt DE BUONA qui fut enterré
à Chartres. Le corps de ASHER repose désormais au cimetière
militaire américain de Colleville-sur-Mer et les corps de
ZAVORSKI, FIORENTINO reposent désormais au cimetière
militaire américain de Neupre, en Belgique. Les autres corps furent
rapatriés aux USA après la guerre.
Tombe du Capt Fern TITUS (Source: Findagrave.com)
Le 1st Lt ZAVORSKI avait servi
précédemment comme bombardier dans le 453rd BG (732nd BS)
jusqu’au 24 Mai 1944 puis il fut transféré au 489th BG
(846th BS) et enfin au 389th BG (564th BS) le 20 Juin 1944.
Tombes du cimetière de Marville-Moutiers (Source: AD28)
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Dernière mise à jour:
01/07/2024 |
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