Depuis sa création en 1996,
l'Association FORCED LANDING a pour objectif d'honorer la mémoire de
tous les aviateurs qui ont combattu (et souvent donné leur vie) durant la seconde guerre mondiale pour repousser l'occupant nazi et redonner à la France sa liberté. Notre travail se concentre sur le Département de l'Eure-et-Loir (28).
JOURNEE DU 25 JUILLET 1944
Un important combat
aérien dans le ciel de Nogent-le-Roi
Entre 11H30 et 12H00,
les P-51 du 357th FG sont en mission de patrouille dans le Sud
Parisien lorsqu’ils rencontrent une formation importante de
chasseurs allemands. Ce combat fut observé par des témoins
français et le compte-rendu suivant fut rédigé par la Défense
Passive: "Combat aérien à Coulombs
(lieudit « Héliot ») opposant 50 avions anglo-américains (à 1 et
2 fuselages ) et 15 avions allemands à basse altitude. Un avion
allemand largue ses projectiles car il est poursuivi et donc en
difficulté. Trois bombes sont larguées. 4 blessés au sol par
éclats, 5 vaches et 1 cheval tués. Pas d’avions abattus, semble
t’il". Il fait nul doute que ces chasseurs allemands
étaient ceux appartenant à la II./JG3, installée près de
Nogent-le-Roi. En effet, les derniers évènements sur le front
normand et, notamment la grande offensive alliée à l’Ouest de
Saint-Lô, obligent la Luftwaffe à intervenir très souvent afin
d’épauler les troupes au sol et tenter d’endiguer l’avancée des
américains.
Le capitaine américain, John F. PUGH
raconte ce combat qu’il situe faussement dans la région de
Versailles : « J'étais le leader du Flight vert volant à
20.000 pieds lorsque 15 à 20 appareils ennemis nous attaquèrent
de face, le soleil dans les yeux. Ils firent un 180 degrés et
descendirent vers le sol. Je pris en chasse seul un Me-109 et en
accrochai un à 8.000 pieds. Il fit un virage à droite et nous
fîmes un tour complet. Je tirai une longue rafale à 300 yards
avec une déflection de 40 degrés n'infligeant pas de coups. Nous
continuâmes notre combat à 5.000 pieds et je tirai une courte
rafale dans un virage serré mais je n'observai pas de coups. Je
continuai ma poursuite. A environ 300 pieds au-dessus de Paris,
je tirai tout le temps. Ma vitesse était d'environ 250 MPH. Je
vis des coups à la verrière, puis le pilote sauta en parachute
avec un parachute gris ou brun. Je n'ai pas le temps d'utiliser
le gyroscope K-14 Je déclare un Me-109 abattu". 500 obus
utilisés ».
Durant ce même combat, les capitaines
Donald H. BOCHKAY (357th FG, 363rd FS) et Robert W. FOY (357th
FG, 363rd FS) revendiquèrent chacun un Me-109 vers Paris pour le
premier et un Fw-190 au Sud de Paris pour le second. Pour
leur part, les pilotes allemands déplorèrent la perte effective
de deux Me-109 G-6 de la
6./JG3 vers Dourdan, surpris peu après leur
décollage.
.
Une intrusion involontaire dans
une formation de la Lutfwaffe
Non loin de là et vers 12H00,
une patrouille de P-38 appartenant au 55th FG, 338th FS observa
quatre chasseurs allemands procédant à un demi-tour à environ
4.000 pieds d’altitude. Le Flight plongea donc en direction de
l’ennemi. Après avoir traversé un nuage, le Lt Thomas D. SCHANK
perdit de vue sa cible et décida de remonter en chandelle à
8.000 pieds, pensant que le restant du Flight le suivrait. Or,
il n’en fut rien et il se retrouva séparé de son flight .
Quelque peu égaré, il se rapprocha par l’arrière de ce qu’il
pensait être une formation alliée volant à basse altitude près
du terrain d’aviation de Dreux. Dans le même
état d’esprit, les pilotes allemands ne présentèrent aucune
agressivité à son égard. Le Lt Thomas D. SCHANK réalisa enfin
qu’il était à proximité immédiate d’une formation ennemie.
Bénéficiant de l’effet de surprise et étant située à l’arrière,
il put prendre pour cible à tour de rôle quatre appareils dont
deux furent revendiqués comme étant abattus et deux autres
endommagés. Le Lt Thomas D. SCHANK déclara deux Me-109 détruit,
1 troisième est probablement détruit et deux autres furent
endommagés.
Revendication du Lt Thomas SCHANK
.
Encore une fois, nous pouvons rapprocher ces faits à la perte dedeux Me-109 G-6 du 7./JG52 rattachés provisoirement au
III./JG3 abattus entre Chartres et Dreux:
- Le
Me-109 G-6 n°165534 (3 blanc) piloté par l'Ofw.
Gunther STREIBER du 7./JG52 est tué au Sud de
Dreux.Il s'écrase à
20 Km au Sud de Dreux.
- Le
Me-109 G-6 n°412920 (6 blanc) piloté par l'Uffz
Frierich SCHNÔDEWIND du
7./JG52 est
blessé au Sud de Dreux.
Il réussit à faire un
attrissage forcé à 10 Km au Sud de Dreux. Il fut hospitalisé
ensuite à l'hôpital de Chartres. Lors de ces deux
combats, aucun appareil américain ne fut abattu.
Lt. Thomas D Schank devant
son P-38J 42-104106 CL-T "Stinger"
Les bombardements tactiques sur Cloyes, Maintenon et Chartres
La fin de journée du 25 Juillet 1944 fut
marquée par trois bombardements tactiques de la part des B-26 de
la 9ème Air Force : - A 19H30, les B-26 du
397th BG, 598th BS bombardèrent le pont de Chanteloup situé sur
le Loir et la voie ferrée Paris-Tour à Cloyes.
L’objectif fut détruit sans faire de victime. - A
19H30, 36 B-26 du 344th BG, 495th BS (repartis en deux
vagues de 18 appareils) bombardèrent à haute altitude la gare et
le viaduc de Maintenon. Le pont ferroviaire est
alors atteint en plusieurs points par 72 bombes. Chacun des B-26
transportait alors 4 bombes de 1.000 livres. On dénombre alors
quatre civils tués, ensevelis dans un abri situé Avenue Carnot.
- A 19H30, des B-26 non identifiés (répartis en
six escadrilles de six appareils) bombardent à haute altitude
les Trois-Ponts à Chartres. 144 bombes de 250 à
100 Kg se sont abattus dans les jardins et dans les champs de
Chartres, de Lucé et de Luisant. Des bombes sont tombées dans
les jardins de l’hospice St-Brice, la plupart au bord de la
rivière, d’autres à proximité des bâtiments qui furent
endommagés. Aucun civil tués ou blessés n’est à déplorer.
Rapport de la Défense Passive
d'Eure-et-Loir . Point de chute des bombes sur
le viaduc de Maintenon le 25 Juillet 1944
(Archives SNCF)
La "Dépêche d'Eure-et-Loir" du 29 et 30 Juillet 1944
Dernière mise à jour:
07/05/2024 Mentions légales:
Association Forced Landing (Loi 1901 à but non lucratif) - 2,
Hameau du Nivernais - Lucé (28110).
Nous contacter:
associationforcedlanding@gmail.com
- - Président: M. Jean PIERRE -
Trésorier: Stéphane TESSIER - Secrétaire: Olivier LE FLOCH - RGPD:
Ce site ne collecte pas de données personnelles - Copyright
2003-2024 -