Traduction

Depuis sa création en 1996, l'Association FORCED LANDING a pour objectif d'honorer la mémoire de tous les aviateurs qui ont combattu (et souvent donné leur vie) durant la seconde guerre mondiale pour repousser l'occupant nazi et redonner à la France sa liberté. Notre travail se concentre sur le Département de l'Eure-et-Loir (28).

 


JOURNEE DU 30 JUIN 1944

 

Crash d’un P-47 à Escorpain

 

Le 30 Juin 1944, vers 11h20, les pilotes américains du 404th FG réalisent une mission d’harcèlement aérien dans la région de Chartres/Alençon et Argentan lorsqu’ils sont attaqués par les Fw-190 du I./JG2 au-dessus de la région de Breteuil-sur-Iton (27).

Comme souvent, les revendications allemands sont excessives: Trois victoires sont acquises au Ltn WALTERSCHEID, WIRTGEN et EICHHOFF. En réalité, seul un P-47 sera abattu.

 

Témoignage du Major Raymond P. ELIEDGE du 404th: "Vers 11h15, pendant que nous revenions d'une mission de bombardement, nous avons été attaqués par 14 Me-109 et Fw-190 à 11H00 (angle d'attaque). Un des appareils ennemis sortit alors de sa formation et vint sous le P-47 du Lt HOCHADEL et tira une courte rafale. Je vis des impacts sur l'appareil, il trembla et amorça une chute vers une trouée du plafond nuageux. Des flammes semblent avoir été aperçues dans le cockpit" puis le Majors perdit de vue l'appareil...

Le P-47 n° 42-74653 (Code tactique « 4K-H ») du Lt Charles B. HOCHADEL (matr. 0-796145) du 506th FS, 404th FG est touché puis s’enflamme et le pilote réussit à sauter en parachute alors que l’appareil s’écrase sur la Commune d’Escorpain, au Sud-Ouest de Dreux lors d’une mission de straffing sur Chartres.

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Le rapport allemand identife faussement le P47 comme étant un Mustang:

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Le Lt HOCHADEL atterrit à l’Est dEscorpain, dans un champ de pommes de terre, sans se blesser (il avait toutefois, une jambe légèrement brûlée). Il cacha son équipement dans un champ de blé et des enfants vinrent à sa rencontre. L’un d’eux l’aida à se cacher dans un fourré alors que les soldats allemands le recherchèrent activement mais sans succès. Il passa sa première nuit caché dans une pile de foin et, au matin, la famille du petit garçon lui donna des vêtements civils, des chaussures, ainsi que de la nourriture. Il débuta une longue marche pour s’évader vers Caen. Au hameau de Romainvilliers (Commune d’Escorpain), il fit la rencontre d’un couple d’agriculteurs qui lui soignèrent ses brûlures puis il repartit de nuit. Après de nombreuses péripéties durant 17 jours, il fut pris en charge par M. François Boulanger à L’Aigle (Orne) puis par M. Georges Casaneuf (ancien commissaire). Il fut alors caché de maison en maison, à Gauville (Orne) puis à Brionne (Eure) chez M. Pierre Beaucourt, puis à La Haye-du-Theil (Eure) où il retrouva autres pilotes de chasse américains, le 2nd Lt George H. HOLLAND (du 474th FG) et le 1st Lt Lawrence R. CASEY (du 78th FG). Ils y restèrent cachés durant plus de trois semaines. Ils rencontrèrent notamment « Magnus » qui arrivait d’Elbeuf (76) et qui était censé être le grand chef local de la résistance. Le Docteur Daniel Hochart de Bourgteroulde se chargea de les soigner. Le 24 Août, une patrouille de reconnaissance du 82nd Armor arrive à La Haye-du-Theil et le Lt HOCHADEL est pris en charge par ses compatriotes.

  Rapport MACR n°6676 (P-47 du Lt HOCHADEL)

Rapport d'évasion du Lt Charles HOCHADEL

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Le Lt Charles Bernard HOCHADEL est décédé le 25 Novembre 1991 en Floride (USA).

Avis de décès du Lt Charles HOCHADEL (Source: Site "Find a Grave")

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Les attaques aériennes de la journée

15H30: Bombardement de la voie ferrée à Bailleau-le-Pin par 6 avions. 15 bomes furent larguées. 3 blessés et 7 wagons détruits.

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17H30: Bombardement de la gare de Nogent-le-Rotrou par 4 avions. 5 bombes furent larguées, endommageant 6 immeubles.

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17H35: Bombardement de la gare de Courville-sur-Eure par 4 avions à basse altitude. Un train est endommagé. 1 blessé.

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18H30: Une dizaine d'avions s'en prennent au viaduc de Courtalain qui est légèrement endommagé. Une bombe tombe à l'entrée de St-Pellerin, face au cimetière.

 

 

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Bombardement de la gare de Chartres

 Le 30 Juin 1944, à 21H15, le dépôt des machines de la gare de Chartres et les embranchements de voies ferrées subissent un important bombardement par des chasseurs-bombardiers américains réparties en cinq vagues de 6 appareils. On dénombre soixante bombes de 500 livres larguées à basse altitude.

L'attaque fut si rapide que l'alerte pour protéger la population ne put être donnée et les sirènes ne fonctionnèrent pas, le courant électrique ayant été coupé par l'attaque.

Le quartier de la gare fut durement touché avec 6 immeubles détruits et 394 autres endommagés. Les immeubles situés au 3 et 5 Rue Nicole furent détruits et le cinéma Alhambra subit également d’importants dommages. Une bombe détruisit l’entrée et une partie du mur de clôture de l’ancien cimetière Notre-Dame.

Par miracle, on ne dénombra que 11 blessés dont 10 légers par souffle et un grave par éclats. Ce nombre peu élevé de blessés s'explique par le fait que le quartier avait déjà été évacué en raison de la menace que représentait la gare. Des bombes tombèrent aussi sur Mainvilliers, Rue de la République et Rue Emile-Zola.

Des wagons furent incendiés dans la gare de triage et l’incendie gagna en quelques minutes la totalité de l’usine « Rassant » qui fut entièrement détruite.

La lutte contre l'incendie fut difficile car le précédent bombardement du 14 Juin avait endommagé l'alimentation en eau provenant de l'usine élévatrice des Trois-Ponts (Usine « Ozone »). Les pompiers ne disposaient que du seul réservoir de la gare (80 m3) et de camions citernes. Le feu a pu finalement être maîtrisé qu’à 23H00. L'incendie des wagons a été combattu par les pompiers allemands qui prenaient l'eau dans le réservoir de la place des Epars.

Les hangars des P.T.T et des Ponts et Chaussées furent détruits par le souffle. La Rue de Mainvilliers et la Gare de Tramways furent également endommagés. Certains cratères avaient 1,60 mètre de diamètre et 1,20 mètre de profondeur, d'autres 1,20 mètre de diamètre et 0,60 mètre de profondeur.

Les récits du résistant PICOURT confirment que le quartier de la gare devint inhabitable et bien trop dangereux à compter de cette date du 30 Juin 1944. Il dût quitter sa pharmacie située Avenue Jehan de Beauce pour se reloger à Barjouville.

Ce bombardement de la Gare de Chartres fut sans doute l'oeuvre des P-47 du 353rd FG. En effet, le 30 Juillet 1944, à 18H26 36 P-47 du 353rd FG décollèrent de leur base en Angleterre avec pour mission de bombarder et mitrailler dans les environs de Chartres. Cette mission était menée par le Major GALLUP. Ils rentrèrent à la base à 22H14, sans perte mais un P-47 fut endommagé. Ils déclarèrent: "E/A Claims: 0-3-4".




Rapport de la défense Passive de Chartres du 30 Juin 1944 (AD28)

  


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