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Depuis sa création en 1996, l'Association FORCED LANDING a pour objectif d'honorer la mémoire de tous les aviateurs qui ont combattu (et souvent donné leur vie) durant la seconde guerre mondiale pour repousser l'occupant nazi et redonner à la France sa liberté. Notre travail se concentre sur le Département de l'Eure-et-Loir (28).
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| LA JOURNEE DU 07 JUIN 1944 | ||||||||||||||||||||||||||
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. Le violent bombardement de la gare de châteaudun Dans la nuit du 06 au 07 juin 1944, vers 02H00, la gare de Châteaudun fut violemment bombardée par des Lancaster et Halifaxde la RAF, tuant 21 personnes. On dénombre environ 500 bombes de 250 Kg. Le quartier de la gare est littéralement détruit. . Le crash du Halifax MZ619 Le bombardier Halifax III MZ619 (Code LK-M) du 578 Squadron participe au bombardement de la gare de Châteaudun lorsqu'il rencontre des difficultés à 02H31, au-dessus de l'objectif. Dans des circonstances inconnues, il s'écrase avec son équipage près de la voie ferrée entre Jallans et Lutz-en-Dunois, à l'Est du terrain d'aviation de Châteaudun. Tout l'équipage trouva la mort dans le crash. Leurs dépouilles reposent désormais au cimetière de Villeneuve-St-Georges (94). .
. Les pertes du 355th FG le 07 Juin 1944 Le matin du 07 Juin 1944 fut le
théâtre d'une importante bataille aérienne impliquant le 355th
Fighter Group qui perdit 5 appareils dont quatre en
Eure-et-Loir. A 06H54, une vingtaine de P-51 du
357th FS/355th FG décolle de leur base anglaise de Steeple
Morton pour une mission de bombardement dans les environs de
Rambouillet et dans le Nord-Est de l'Eure-et-Loir. Lors de la traversée de la Manche,
les pilotes Mc FARLANE, GUERRANT, HOLLMAN et DEBACKER du Flight
"jaune" furent séparés de leur escadrille en raison des nombreux
nuages mais ils descendirent ensuite à 2.000 pieds d'altitude
(600 mètres) et réussirent à rejoindre leur formation. En arrivant dans la région de
Rambouillet, vers 08H20, les P-51 repérèrent leurs objectifs et
commencèrent leurs bombardements tactiques à tour de rôle, le
Flight "bleu" larguant en premier ses bombes sur un train. Au même moment, les autorités
françaises de l'époque relevèrent, à approximativement 08H30, le
bombardement de la gare d'Aunay-Tréon (Sud de Dreux) et de ses
réservoirs d'essence, blessant une personne. Mais, très rapidement, le 357th FG
fut interrompu dans sa mission en raison de l'arrivée de
chasseurs allemands dans les environs... Suite au débarquement des alliés
sur les côtes normandes, de nombreuses escadrilles de chasse
allemandes attachées initialement à la défense du Reich furent
mobilisées pour se rendre sur le nouveau front de l’Ouest dans
les plus brefs délais afin de renforcer les forces aériennes sur
place et contrer les alliés. Les pilotes allemands du I./JG11
basés à Rotenburg (Allemagne) reçurent également cet ordre le 06
Juin 1944 avec comme destination la base aérienne de Rennes.
Après avoir fait une étape à Bonn/Hangelar pour passer la nuit,
les pilotes redécollèrent vers 06H30 en direction du Mans où les
appareils devaient être ravitaillés avant de reprendre leur vol
pour leur objectif final, Rennes. Après avoir survolé la région
parisienne, les 25 chasseurs allemands Fw-190 du I./JG11
croisèrent à 08H20 la route d'une vingtaine de chasseurs
américains, en l’occurrence ceux du 355th FG, 357th FS... Les Allemands bénéficièrent de
l'effet de surprise et surtout de réservoirs quasiment vides, ce
qui les allégeait considérablement (et facilitait les manœuvres
en plein combat aérien). Une violente bataille aérienne s'en
suivit juste sous les nuages à 600/700 mètres d'altitude.
Dès le début du combat, l'Oblt
ENGAU du 2./JG11 prit pour cible un P-51 qui reçut plusieurs
coups fatals. Le chasseur américain s'enflamma aussitôt avant de
disparaître en remontant dans les nuages. Quelques secondes plus
tard, il en ressortait, filant tout droit vers le sol. Ses armes
fonctionnaient pleins feux vers le sol. Les flammes
faisaient-elles exploser les balles? Le pilote était-il mort
avec le doigt actionnant ses armes? Le pilote allié ne put
s'éjecter de son appareil. De toute évidence, ce P-51
mortellement touché par l'Oblt ENGAU était celui du
2nd Lt Thomas Jay FOSTER
(matr. 0-758189). Le P-51 n°42-106742
(code « OS-G ») s'écrasa dès le début des hostilités à
08H25, sur le territoire de la Commune de
Sainville, près d’Auneau.
Un rapport allemand localisa
formellement le lieu du crash et précisa que ce Mustang était
détruit à 100% et le corps du pilote fut retrouvé dans
l'appareil. Le Lt Lieutenant Edward McNEFF
(leader du Flight "bleu") fut témoin du crash de son camarade
qui appartenait au même Flight (4ème position). Il précisa que le Flight "bleu"
venait d'exécuter sa mission de bombardement en piqué sur un
train quand il aperçut le P-51 du Lt FOSTER, brûlant au sol.
Aucun message radio ne parvenait de son avion.
2nd
Lt Thomas.J.Foster
(collection privée) et r
Face à la supériorité numérique
des chasseurs allemands, les P-51 mirent à profit le plafond bas
de nuages afin de se réfugier. Ainsi, le Lt DEBACKER vit
immédiatement ces chasseurs ennemis et tenta de prévenir
McFARLANE mais la radio de ce dernier semblait hors-service. Le Lt DEBACKER largua ses deux
bombes qu'il n'eut pas le temps d'utiliser au-dessus de
l'objectif afin de s'alléger au maximum et grimpa rapidement se
cacher dans les nuages. A ce moment, le Lt HOLLMAN était
derrière lui. Le Lt HENDRICKSON (du Flight
"rouge") en fit de même et constata qu'il était suivi du Lt
GUERRANT qui transportait encore ses bombes. Le Lt DEBACKER
ressortit des nuages après quelques secondes et constata que
deux assaillants allemands étaient toujours là derrière lui.
Sans hésiter, il retourna dans les nuages pour y demeurer durant
cinq longues minutes. En quittant la nappe de nuages, les
chasseurs ennemis avaient été semés, il tenta de contacter ses
camarades mais ne reçut aucune réponse. Il rentra seul à sa base
en Angleterre. En six minutes, trois pilotes
allemands supplémentaires revendiquèrent chacun une victoire:
l'Obfhr PFAFF, le Fw RITSCHEL et l'Oblt HIEDL. Le Lt Edward McNEFF (le leader du
Flight "bleu") fut également le témoin d’un second crash, celui
du Lt Harwood N. HARREL (matr. 0-692677, surnommé "Max"), en
deuxième position dans le Flight "bleu". Il effectuait alors sa
6ème mission. Le Lt McNEFF précisa qu'après le
bombardement en piqué d'un train allemand, le Flight exécuta
deux passages de mitraillages sur l'objectif. A ce moment, vers
08H30, le Lt HARREL contacta son leader par radio pour
l'informer que son moteur était défaillant et qu'il prenait dès
maintenant le chemin du retour vers l'Angleterre. En effet, le
Lt Harwood N. HARREL (matr.
0-692677, 20 ans) avait tiré sur une voiture remplie de
munitions, ce qui ne manqua pas de faire exploser cette
dernière.
Lt Harwood N. HARREL
(Collection William MARSHALL) En passant au-dessus du véhicule
des éclats atteignirent son moteur et l'endommagèrent. Quelques
secondes après son premier appel-radio, il ajouta qu'il venait
de se poser son
P-51
n° 43-6886 (code « OS-E ») sur le ventre dans un
champ de blé à
Prunay-en-Yvelines, près
du hameau de « La Chapelle » et qu'il était sain et sauf. Il heurta et cassa à l'atterrissage un poteau en ciment d'une ligne électrique puis 'laboura' avec son radiateur ventral le sol sur une trentaine de mètres et s'arrêta.
.
Le pilote se cacha dans le bois de
la carrière des Acacias non loin, toute la journée. Un fermier,
M. Durrandet, du hameau de Villers, voulut lui apporter de la
nourriture mais le pilote l'en dissuada. Le soir venu, deux
docteurs de la Résistance, M. Desplanques d'Ablis et M. Carlotti
d'Auneau réussirent à le convaincre et le cachèrent à Auneau
durant quatre jours. Les allemands, semble-t-il, ne découvrirent
l'avion que plus tard, peut-être même le lendemain,
vraisemblablement dû à la chute de son équipier abattu non loin
qui accapara certainement leur présence. Il est possible aussi
que la topographie du point d'atterrissage derrière les petits
bois, les nuages bas de la météo et la hauteur des blés l'ont
fait passer inaperçu, vu de la RN10. L'avion était intact et,
curieusement, les Allemands ne s'y intéressèrent pas davantage. Un rapport allemand du
Fliegerhorstkommandantur E(v) 204/XII de Chartres au
Gefangevernehmungsstelle Chartres indique que « la chute du
Mustang eu lieu le 7 Juin 1944 vers 21H00, à 2,5 km à l’Ouest
d’Ablis, 22 km à l’Est de Chartres. L’équipage est en fuite et
l’appareil est détruit à 20%. Il porte un marquage « OS-étoile-E
avec le n° 36886 (en rouge) sur la queue. Cause de la chute :
probablement la Flack. Sur le coté gauche, on trouve peint le
nom du pilote, le Lt FULLER. Sur le coté gauche du moteur, on a
également peint en blanc le nom « MYRT » ». L’appareil ne sembla pas avoir
attiré l’attention des autorités allemandes et il fut peu à peu
dépecé par les habitants du coin durant tout l'été.
Habillé de vêtements de civil, le
Lt HARREL fut, durant de longues semaines, transporté en
bicyclette d'un foyer à un autre pour ne pas être repéré par les
Allemands, notamment à Normanville. Finalement, le 27 Juin 1944,
il fut emmené secrètement au camp de Frèteval, dans la forêt où
les résistants cachèrent durant toute la bataille de Normandie
environ 150 aviateurs alliés tombés dans les environs. Il fut
libéré le 13 Août 1944 lors de l'arrivée des troupes terrestres
américaines à Fréteval. Le pilote américain rentra directement
aux Etats-Unis puis fut longuement interrogé par les services de
renseignements américains. Puisqu'il connaissait les noms de
la résistance française, il présentait désormais un danger pour
les réseaux d'évasions et il fut consigné à rester aux USA
durant tout le restant du conflit.
Lors du crash du P-51 du Lt
HARREL, le combat aérien se poursuivit et les P-51 tentèrent de
semer leurs assaillants dans les nuages. Ainsi préoccupés, les
pilotes américains se perdirent de vue et ne purent observer le
devenir de leurs camarades. Ce n'est qu'en atterrissant à leur
base en Angleterre qu'ils purent comptabiliser leurs pertes. En plus des Lt FOSTER et HARREL,
ils purent constater la disparition des Lt McFARLANE, HOLLMAN et
GUERRANT. Un rapport allemand indique que le
P-51 n°43-6916 (Code "OS-F")
du
Lt Nils HOLLMAN (matr.
0-693209) s'écrasa à
St-Ange-et-Torcay et que le pilote fut tué sur le coup.
Il fut enterré dans le cimetière communal.
Le corps du Lt Nils E. HOLLMAN repose désormais au cimetière américain de Colleville-sur-Mer (Plot B, Row 3, Grave 33).
Le lieu du crash du P-51 n°42-7039 (Code "OS-S") du Lt Walter E. McFARLANE demeure indéterminé. Toutefois, ce dernier fut fait prisonnier et fut emprisonné dans le Stalag 7.
. Et enfin, le
P-51 (Nr
42-106810) du Lt John GUERRANT
fut retrouvé près d'Acquigny
(Eure) avec son pilote mort à bord. . Les revendications allemandes L'Oblt Fritz ENGAU touche un des P-51
(très certainement celui du Lt FOSTER) qui s'écrasa avec son
pilote, le long d'une petite route orientée Est-Ouest,
traversant une zone de petits lacs et d'étangs. Le
pare-brise du Fw-190 étant maculé d'huile provenant du P-51
endommagé, l'Oblt ENGAU abandonna le combat et dut se rendre sur
le terrain d’aviation de Dreux avec quelques-uns de ses
camarades pour faire le plein de carburant.
. . Le bombardement systématique des gares 08H30: Bombardement de la gare et des réservoirs d'essence d'Aunay-Tréon (Sud de Dreux). 1 blessé. . 10H20: Deux bombes sont tombées sur une partie de l'usine Grosdemouge (métallurgie) à Dreux. Pas de victime, dégâts légers. . 10H30: Bombardement de Nogent-le-Rotrou par dix chasseurs-bombardiers. Trois immeubles sont détruits et 25 autres sont endommagés. . 12H30: Bombardement de la gare de Magny. 12 bombes sont larguées, six immeubles sont détruits et deux autres sont endommagés. La gare est complètement détruite ainsi que les maisons et ateliers voisins. On compte six blessés. . 14H30: un convoi de matériel allemand , se trouvant à la sortie de la ville de Nogent-le-Rotrou, a été attaqué à la mitrailleuse par une dizaine d'avions anglo-américains. Deux véhicules chargés d'essence ont pris feu. Aucune victime, ni dégât. Cette attaque est très certainement celle des P-51 du 352nd FG qui attaquèrent un convoi vers 14H00 dans la même zone. Le P-51 n°43-24845 du Lt Robert Lloyd HALL du 352nd FG, 487th FS fut touché par une flak légère située à l'arrière du convoi. Il s'écrasa à St-Cosme-en-Varais (72), à 15 Km au Sud-Ouest de Nogent-le-Rotrou. Le pilote trouve la mort. .. . Bombardement de la gare d’Authon-du-Perche Le 07 Juin à 14H15,
la gare d’Authon-du-Perche est prise pour cible
par 5 chasseurs-bombardiers à très basse altitude qui n’hésitent
pas à bombarder un train en gare. 30 wagons de munitions sont
atteints et brûlent. Des convois de munitions étaient
stockés régulièrement un peu partout dans les gares françaises à
proximité des côtes afin d’anticiper un éventuel débarquement.
Selon un habitant du village qui communiquait avec Londres via
une radio, cette mission de bombardement était organisée et
prévue pour 13H20 le 07 Juin 1944. Il vit sept chasseurs anglo-américains passés une première fois au-dessus du convoi à l'heure prévue, ce qui laissa le temps aux habitants de gagner les tranchées ou la campagne. Puis les rafales de mitrailleuses commencèrent. Après quelques passages, les wagons commencèrent à s'enflammer puis les premières explosions se firent entendre. Des morceaux de ferrailles et des paquets de poudres furent projetés à plus de cent mètres, ce qui propageait l'incendie aux maisons mitoyennes. Les explosions s'intensifièrent au fur et à mesure, projetant désormais des débris dans un rayon de deux kilomètres. Un épais nuage noir s'élevait au-dessus de la ville. A la fin de l'attaque, les habitants purent constater que tout le quartier de la gare était en feu. La cidrerie (aujourd'hui le garage PILLET) brûlait en partie, la scierie et ses stocks aussi, ainsi que quelques maisons de particuliers. Les pompiers d'Authon, de Beaumont, La Bazoche, et de Soizé furent mobilisés pour éteindre ce brasier. Les habitants formèrent des chaînes pour circonscrire l'incendie. Le haut du silo prit feu. L'incendie de la scierie dura toute la journée et la nuit suivante. Pendant plus de dix jours, on ne put approcher le train de munition encore fumant avec quelques explosions occasionnelles. Par chance, le bombardement ne fit aucun mort mais, le dimanche 18 Juin, trois jeunes authonnais qui voulaient récupérer un obus le firent exploser entre leurs jambes. Ils furent gravement blessés.
Gare d'Authon-du-Perche avant et après le bombardement du 07 juin 1944 . Fait quelque peu troublant, les
Chasseurs-bombardiers P-51 du 355th FG opéraient au même moment
dans les environs. On peut donc relier, sans trop de risques,
ces deux évènements. Voici le détail de cette mission du 355th
FG : Après un début de matinée
meurtrier pour le 355th FG qui perdit 4 appareils dans les
environs d'Auneau, les P-51 du 354th FS se voient attribuer une
nouvelle mission au-dessus de la France. A 10H32, les chasseurs américains
décollèrent de leur base en Angleterre et exécutèrent leur
mission principale (bombardement d’un pont non identifié). Une
fois cette mission accomplie, les P-51 furent autorisés à
effectuer des attaques aériennes sur des objectifs secondaires
d’opportunité.
Le 2nd Lieutenant COUTURE
appartenait alors au Flight "Falcon bleu" conduit par le Major
ENCHEMAN. Vers 14H15, le Flight "Bleu" pris alors pour cible un
convoi de camions et de tanks stoppé sur une route. Le ciel
était plutôt bien dégagé, avec assez peu de nuages. Après avoir
marqué deux cercles autour de l'objectif, tous les Mustang
plongèrent ensemble sur des véhicules. Lors du premier passage,
le Lt Richard C. CROSS réussit à atteindre sa cible. Il constata
sur sa droite la présence un emplacement de DCA, ralentit puis
tourna sur sa droite et fit pleins feux sur ce nouvel objectif.
L'ailier du Lt CROSS prit pour cible un train et
l'endommagea. Un camion sortant de la ville voisine fut
également attaqué. Les P-51 tournèrent dans le ciel de
Nogent-le-Rotrou lorsque la DCA (20 mm) rentra en action. Lors
de l'attaque d'un pont près de la ville, le Lt CROSS perdit de
vue le 2nd Lt COUTURE. Les appels par radio restèrent sans
réponse. En réalité, le
P-51 n°43-6895 (Code "WR-P")
du
2nd Lt Robert D. COUTURE fut gravement endommagé par un
tir de la DCA de Nogent-le-Rotrou et son moteur montra vite des
signes de faiblesses.
. M. MATHIEU, témoin du crash qui a lieu à Vichères, précisa que le chasseur américain volait à très basse altitude avec un ronflement de moteur irrégulier indiquant de graves problèmes mécaniques. 800 mètres plus loin, l'appareil se posa sur le ventre dans un pré au Sud-Est de la ville. L'avion avait 6 croix gammées sur le ventre.
P-51 n°43-6895 du 2nd Lt Robert D. COUTURE . . . Après le crash, le témoin courut
sur les lieux et découvrit un pilote américain à 50 mètres de la
carcasse. Ce pilote était un jeune homme avec un pantalon kaki,
une veste en cuir, un casque à la main gauche, un important
paquetage et une légère blessure au front. Il ne parlait pas le
français. Mr MATHIEU aidé d'un autre homme recueillit
l'aviateur, le cacha dans un pré où l'herbe était très haute et
revint le chercher à la nuit tombante pour le remettre au réseau
d'évasion local. Le pilote demeura caché dans une
ferme durant six jours afin de récupérer de ses blessures. Le
2nd Lt Robert COUTURE (matr. 0-758948) fut ensuite transporté au
Sud de la ville de Cloyes, dans la Forêt de Fréteval où la
résistance française avait installé deux camps d'accueil des
aviateurs alliés tombés dans les environs. Ce camp fut mis en
place sous le nez des Allemands qui n'en surent rien du tout et
qui accueillit jusqu'à 150 aviateurs durant tout l'été 1944, en
attendant de la libération de la région par les troupes
terrestres. Le Lt COUTURE figue parmi la liste
des aviateurs cachés à Fréteval et libérés par les troupes
Américaines le 13 Août 1944.
.
. . Bombardement de la gare de Dreux A 19H00, la journée du 07 juin 1944 se termina par un bombardement de la gare de Dreux par 10 chasseurs-bombardiers à très basse altitude. 7 bombes sont larguées entraînant 4 blessés, 3 immeubles détruits (dont la gare et la bijouterie) et 5 endommagés. De même, à19H30, un train de munition se trouvant en gare de St-Aubin St-Luperce a été mitraillé et a été complètement détruit. Pas de victime mais des dégâts aux immeubles environnants.
Dernière mise à jour:
25/03/2024 |
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